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Les animaux entre ciel et terres sauvages

Le Conseil d‘Etat retoque la chasse à des fins scientifiques des oies grises


Mardi 13 Novembre 2012


Saisi par les associations de protection de la nature, le Conseil d'Etat a annulé l'arrêté du 3 février dernier qui autorisait la chasse à des fins scientifiques de trois espèces d'oies du 1er au 10 février dans treize départements, dont les Pyrénées-Atlantiques.




La chasse à l'oie rieuse ferme normalement au 31 janvier ©Arpingstone
La chasse à l'oie rieuse ferme normalement au 31 janvier ©Arpingstone
Que ce soit pour les oies ou pour les baleines, tuer n’est pas étudier, le Conseil d’État ne s’y est pas laissé prendre.» L’Association pour la protection des animaux sauvages, l’Aspas, s’est félicitée aujourd’hui de l’annulation par le Conseil d’Etat d’un arrêté qui autorisait la chasse des oies grises à des fins scientifiques du 1er au 10 février 2012.

C’est le 3 février dernier que le ministère de l’Ecologie avait pris cet arrêté. Le texte de loi publié le lendemain au Journal Officiel autorisait le prélèvement de trois espèces d’oies aux fins d’études scientifiques sur leur origine et leurs déplacements migratoires.

Treize départements étaient concernés, dont les Pyrénées-Atlantiques. Trois espèces d'oies étaient concernées : l'oie cendrée, l'oie des moissons et l'oie rieuse.




L'oie à bec court deviendra-t-elle un jour gibier ?

L’arrêté autorisait cette chasse du 1er au 10 février alors que la chasse aux oiseaux migrateurs ferme normalement le 31 janvier de chaque année. Une clôture générale pour permettre aux oiseaux de regagner leurs lieux de reproduction sans être confrontés à des barrages de tirs et être ainsi dérangés. La directive européenne 2009/147 dite directive Oiseaux interdit de chasser les migrateurs pendant leur voyage prénuptial, rappelle l’Aspas.
Et l’association de dénoncer l’argumentaire des chasses à des fins scientifiques que les baleiniers japonais savent aussi manier.

« Le Conseil d’État sanctionne en toute logique cet alibi grossier. Il souligne ainsi que, ne s’inscrivant dans aucun programme de recherche, la mesure était dépourvue de tout intérêt scientifique. Il précise également que la méthode employée – la destruction ¬ n’était pas la seule solution pour étudier le comportement migratoire de ces oiseaux » a déclaré l’association.

« Chasser plus longtemps, plus d’espèces, y compris au détriment de la survie de ces dernières, est une revendication irresponsable mais récurrente de nos chasseurs français. Leur dernière demande en date : ajouter une nouvelle espèce à leur tableau de chasse, l’oie à bec court, espèce protégée » dénonce l’association qui en appelle à la ministre de l’Ecologie à ne pas céder.

Virginie Bhat


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