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Le Béarn n'accueillera pas d'ourse


Mercredi 1 Juin 2011





Aucune ourse ne sera relâchée dans le Béarn ce printemps. Ni cet été d’ailleurs. Elle devait « remplacer » Franska tuée accidentellement dans les Hautes-Pyrénées en 2007. Les deux mâles qui vivent encore en Béarn se passeront donc de femelle. Il y a peu de chances qu’ils quittent leurs terres pour rejoindre les ourses des autres régions. Pas plus sûr d’ailleurs que ces dernières viennent à leur rencontre…

Dans un communiqué, l’association Ferus regrette cette décision. L’Etat français « renie ainsi l'engagement qu'il avait pris l'an dernier de remplacer les ours tués par la faute de l'homme. Il renonce par là même à sa décision de procéder par toutes petites étapes au soutien d'une population d'ours pyrénéens en grande difficulté, faute d'avoir affiché sa volonté de la restaurer. »

De son côté, Adet-Pays de l’Ours estime que « Aujourd’hui, le Gouvernement marque une rupture avec la politique menée de manière continue par l’Etat depuis plus de 15 ans. Le refus de lâcher ce printemps une ourse en Béarn est un reniement de la parole de l’Etat, qui signe l’arrêt de mort de l’ours en Béarn où il est présent depuis des millénaires. »

Avant de prendre cette décision, le ministère de l’Ecologie avait lancé cet hiver une consultation publique dans les communes du massif. Les résultats n’ont pas été publiés. Mais sans doute les réponses ont-elles été à l’image de la montagne. Contrastés. L’ours est un sujet qui fâche.

Le 21 mai dernier, le comité permanent du Conseil national de la protection de la nature avait émis un avis favorable à la réintroduction d’une femelle. Avis consultatif. Le gouvernement ne l’a pas entendu ainsi. Les pro et les anti-ours vont fourbir leurs armes maintenant en vue des élections de 2012.


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Virginie Bhat


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