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La route tue


Mardi 27 Juillet 2010


Les chiffres de collisions entre véhicule et animal sauvage explosent d'une année sur l'autre.




La route tue
Il y a eu 65 468 véhicules qui ont percuté un animal sauvage en 2009 en France. Soit une hausse de 58% par rapport à l'année précédente. Encore ne parle-t-on ici que des accidents recensés par le Fonds de garantie qui indemnise les collisions. Les hérissons, les grenouilles et autres rapaces heurtés en plein vol la nuit sont oubliés...
Le Fonds de garantie avance deux raison à cette croissance exponentielle: la prolifération des populations d'ongulés et les plus nombreux dossiers envoyés par les conducteurs qui font valoir leurs droits à une indemnisation. Dossiers d'autant plus nombreux que depuis le 1er juin 2007, en application d'une directive européenne sur l'assurance automobile, l'abattement de 300 euros retenus sur chaque dommage matériel n'existe.
Ce sont les sangliers et les chevreuils les plus souvent heurtés. Leurs populations, il est vrai, ont explosé ces dernières décennies. On compte aujourd'hui un million de sangliers contre 250 000 en 1998, 1,8 million de chevreuils contre 250 000 environ vingt-cinq ans plus tôt et 170 000 cerfs et biches (40 000 en 1985).
Pourquoi? La nature n'est pas seule en cause. Bien sûr, d'aucun souligne des climats de plus en plus doux, les tempêtes qui ont couché des milliers d'arbres et ouvert ainsi de vastes zones accessibles et riches de nourriture. Pour autant certaines activités humaines leur ont été bénéfiques: expansion des cultures de maïs dont se régalent les sangliers, agrainage... et morcellement des territoires.
Depuis des décennies, les pouvoirs publics ont confié aux chasseurs la gestion des populations d'ongulés sauvages. Or les plans de chasse n'ont pas suffit à les contrôler. Sans doute faudrait-il aujourd'hui se pencher sur d'autres méthodes.
Attention dans les montagnes basques aux pottoka et autres animaux qui paissent en toute liberté. Il suffit de lever le pied pour profiter de leur beauté.
Certains diront qu'ils ne savaient pas... Il est sûr que parfois une signalisation plus systématique de la présence d'animaux sauvages autour des routes fréquentées permettrait une meilleure cohabitation entre véhicules et animaux sauvages. La vie des hommes en dépend. Chaque année, ce type d'accidents tue plus de trente personnes.

Virginie Bhat


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Cette semaine, un nouvel panneau est apparu au lac Mouriscot. Ou plutôt une feuille de classeur à petits carreaux protégée des intempéries par une enveloppe plastique. L'auteur du petit mot y interpelle les promeneurs du lac : Vous ne verrez plus les chevaux se promener autour du lac.
En cause : les crottins des chevaux en balade ! Il semble en effet que des personnes se soient plaintes des dépôts chevalins. Des crottins que le Pôle Équestre de Biarritz nettoie deux fois par semaine, énonce la missive. L'auteur rappelle à juste titre que le crottin est biodégradable et bon pour la nature. Les jardiniers en herbe ou non l'utilisent pour leurs jardins... Le petit mot doux termine sur cette question qui taraude la société : "Vous préférez peut-être les pesticides ?" Décidément, ça chauffe à Mouriscot. En effet, depuis quelques semaines, les cyano-bactéries en troublent les eaux - à quelques encablures de là, ces bactéries ont aussi fleuri au lac Marion. Les pêcheurs, baigneurs et promeneurs sont avertis par la mairie de la commune : risque sanitaire, affichent des pancartes communales fichées ci et là. La baignade, la pêche, les activités nautiques sont interdites. Ainsi que tout contact avec l'eau. "Ne pas faire abreuver les animaux dans le lac" ajoutent-elles. On se demande comment les canards et autres oiseaux, poissons et invertébrés se débrouillent à survivre dans ces eaux polluées.

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