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On marche sur la tête

La recherche agro-alimentaire n'a pas renoncé aux vaches à hublot


Jeudi 20 Juin 2019


Ce sont encore des images choc que l'association L214 Ethique et Animaux a dévoilées ce matin. Vaches, le corps perforé, veaux enfermés dans des box exigus, poulets trop gros pour marcher... Cette fois-ci, la caméra plonge dans les excès d'un centre de recherche nutritionnelle pour l'élevage.




Il est des hublots qui dévoilent les beautés des fonds marins ; d'autres les sucs digestifs des vaches. Si les premiers sont posés sur des sous-marins, les seconds sur le corps des bovidés. Machines dans le premier cas, êtres vivants dans le second. Cherchez l'erreur.

Il semble que l'industrie agro-alimentaire ne la trouve pas cette erreur. Mieux elle la pérennise. Un hublot sur une vache n'a rien de nouveau. Mais justement on aurait pu croire cette ère révolue. Et bien non, au XXIe siècle, les industriels n'ont toujours pas tourné la page de l'animal objet.

Les vaches à hublot ont l'estomac perforé

Pour pousser les performances des animaux d'élevage, les centres de recherche planchent sur les cocktails alimentaires les plus explosifs. Et pour tester leurs trouvailles, ils utilisent toujours des cobayes : veaux, vaches, cochons, poulets et autres lapins. C'est dans cet enfer que l'association L214 Ethique et Animaux a plongé ses caméras en catimini cet hiver. Et les images qu'elles en a tirées sont édifiantes.

Le béton pour horizon, quelques vaches un hublot implanté dans leurs corps que l'on a perforé pour y parvenir. Vue plongeante sur leur estomac qui broie les aliments nouvelle génération qu'on leur fait ingurgités. Ici les cages à lapins blancs portent encore bien leur nom. Les cochons peuvent-ils même se retourner dans leurs boxes exigus ? Et les veaux malades des nourritures industrielles avalées, et les poulets si gros que marcher leur est parfois impossible.

« Les expérimentations menées dans le centre de Sourches sont en infraction avec la réglementation relative à la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques, tacle L 214. En effet, les procédures expérimentales doivent avoir un caractère de « stricte nécessité » pour être autorisées. Est-ce qu’obtenir des animaux plus productifs relève réellement de la stricte nécessité à l’heure où les politiques devraient au contraire nous amener à réduire globalement la consommation de produits d’origine animale, que ce soit pour des raisons éthiques, de santé publique ou d’environnement ? »

L'association qui a demandé à Nagui de porter son message dans la vidéo pubiée ce matin sur les réseaux sociaux annoncé qu'elle portait plainte contre le centre d’expérimentation. Et d'interpeller « le gouvernement sur ces pratiques et l’invite à interdire ces recherches, qu’elles soient privées ou publiques.  »

Six vaches à hublot répond le centre d'expériementation

Le centre d'expérimentation et sa maison-mère Avril ont aussitôt répondu à la vidéo. « Cette nouvelle enquête à charge entend dénoncer un procédé dit de « fistulation », utilisé depuis longtemps en recherche animale, écrit-elle sur son site. Au sein du centre d’expérimentation de Sourches, ce procédé aujourd’hui utilisé sur 6 vaches, fait l’objet de recherches devant permettre la mise en place de pratiques alternatives. » Des méthodes alternatives qu'ils espèrent d'ici 2024. C'est long six ans et combien de générations d'animaux encore en paieront le prix d'ici là.

L214 a lancé une pétition pour mettre fin à cette pratique.

Virginie Bhat


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