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La plage de l'Uhabia ne connaît plus la pluie


Vendredi 31 Août 2012


L'été a été chaud sur le Pays Basque. Faute de pluie, la porte à clapets installée sur l'estuaire de l'Uhabia n'a pas fonctionné. Jusqu'à hier où elle a retenu les eaux du fleuve sur lesquelles crépitaient les gouttes d'eau. La porte a fait son office : les estivants ont pu se baigner aujourd'hui.




Au lendemain de pluies, la plage de l'Uhabia reste désormais ouverte à la baignade ©V.B
Au lendemain de pluies, la plage de l'Uhabia reste désormais ouverte à la baignade ©V.B
Etrange spectacle hier matin à l’embouchure de l’Uhabia. Alors que les nuages plombaient le ciel du Pays Basque, que la pluie crépitait, la porte à clapets se levait pour la première de l’été sur l’estuaire de la rivière et retenait le flux des eaux dans son lit. « Nous avons engagé la procédure en mode automatique et alors que la pluviométrie était de 2 millimètres par heure et que la marée était descendante, les clapets se sont relevés automatiquement à 8h50, explique Emmanuel Alzuri, maire de Bidart. Ils se sont rabaissés à 14h43 à la fin de la marée montante. »

Un taux d'Escherichia coli à la plage de l'Uhabia ridiculement bas en dépit de la pluie de la veille

Hier, les clapets retenaient les eaux du fleuve pour la première fois de l'été ©V.B
Hier, les clapets retenaient les eaux du fleuve pour la première fois de l'été ©V.B
L’ouvrage de gestion des flux de l’Uhabia a donc fonctionné sans anicroche. Sur le côté droit de la porte, les deux passes à poissons ont laissé filtrer leur léger débit d’eau. Et le flux de l’Uhabia a été dirigé dans l’émissaire en mer. Le bassin de rétention de 35 000 m3 construit en amont n’a pas été ouvert ; l’intensité de la pluie ne l’a pas imposé.

Et la plage ce matin est restée ouverte à la baignade ! « C’est un évènement historique, se réjouit le maire. Personne ne se souvient que dans les temps récents l’on ait pu ouvrir la plage de l’Uhabia le lendemain d’une pluie ! »

Et d’expliquer : « Les analyses réalisées par la Lyonnaise des eaux à 4 heures ont révélé un taux d’Escherichia coli inférieur à 10 pour cent millilitres. Un taux ridiculement bas. Bien inférieur au seuil recommandé par l’Affset, l’Agence française de sécurité sanitaire de l’alimentation et du travail établi à 1000 pour cent millilitres et celui de 500 pour cent millilitres fixé par la Directive européenne sur la qualité des eaux de baignade et applicable en 2015.  »

La porte à clapets sur l'Uhabia n'est pas tout

Aujourd'hui vendredi, l'Uhabia a retrouvé son flux  ©V.B
Aujourd'hui vendredi, l'Uhabia a retrouvé son flux ©V.B
Même à l’embouchure de l’Uhabia, les estivants auraient pu se baigner : le taux d’escherichia coli n’a atteint que 352 pour cent millilitres, inférieur à tous les taux qui sonnent la fermeture de la baignade. « J’ai appris à nager dans cette rivière il y a trente ans, aime se souvenir Marc Bérard, premier adjoint. Si la baignade n’était pas totalement interdite, nous aurions pu l’autoriser aujourd’hui ! »

La municipalité est ainsi soulagée de voir le dispositif de gestion des flux de l’Uhabia fonctionner. Mais son ouvrage ne s’arrête pas là. En amont de l’estuaire, sur le bassin versant du fleuve, le travail n’est pas terminé. Il s’agit d’éradiquer toutes les sources de pollution pour rendre à l’Uhabia sa virginité. Dans le cadre du Contrat de bassin (1), 22,4 millions d’euros ont été engagés pour mener à bien 62 opérations sur trois ans.

« Réhabilitation des systèmes d’assainissement autonomes défectueux, extension du réseau d’assainissement collectif, amélioration des pratiques agricoles... égrène Marc Bérard. Sur ces 62 actions programmées, trente ont déjà été réalisées. Le but est que la porte à clapets n’ait plus besoin de fonctionner. »


(1) Le Contrat de bassin de l'Uhabia a rassemblé les quatre communes d'Arbonne, Arcangues, Ahetze et de Bidart, ainsi que sept partenaires (Etat, Agence de l'eau Adour-Garonne, Conseil régional dAquitaine, Conseil général des Pyrénées-Atlantiques, Agglomération Côte Basque Adour, Syndicat mixte de l'Uhabia et Syndicat Ura)

Virginie Bhat


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