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La mafia investit les crimes environnementaux transfrontaliers


Lundi 24 Novembre 2014


Transports illégaux de déchets dangereux, pollutions des eaux, exportations clandestines d'œufs d'oiseaux et de singes... la mafia est désormais aux manettes de la criminalité environnementale transfrontalière selon un rapport d'Eurojust-UE.




Des déchets dangereux exportés illégalement de l’Italie ou de l’Irlande vers des Etats tiers, différentes formes de pollution des eaux en Grèce, en Hongrie et en Suède ou export illégal d’oeufs d’oiseaux et de singes... Les crimes environnementaux transfrontaliers se cachent sous de multiples facettes. Et le crime organisé a su s'y infiltrer car le crime environnemental international rapporte gros. L'Ocde estime les profits générés entre 30 et 70 milliards de dollars par an ! Les organisations criminelles n'allaient pas laissé passer un marché aussi juteux sous leur nez sans le développer. Et c'est justement ce qu'un nouveau rapport d'Eurojust (1) vient de révéler.

Le crime organisé profite du manque de coopération européenne

Eurojust dresse un triste constat : les statistiques révèlent que la criminalité environnementale est très rarement poursuivie par les autorités nationales. Les profits engendrés par les crimes environnementaux sont très élevés, alors que les sanctions sont légères et les liens avec les organisations criminelles et le trafic illégal de déchets sont peu couverts dans les rapports ou tout simplement pas enquêtés.

« Il y a un manque de coordination entre les autorités compétentes tant au niveau national qu’international, par exemple le procureur général ne reçoit pas les éléments nécessaires de la part des douanes ou des autorités vétérinaires », remarque Eurojust dans son rapport. Et nul doute que le crime organisé saura en tirer profit.

Eurojust préconise bien sûr « une approche multi-disciplinaire, dans laquelle les différentes autorités collaborent mieux, et à un partage des meilleures pratiques et de l’expertise ».

La Présidente d’Eurojust, Mme Michèle Coninsx, et M. Leif Görts qui dirige l’équipe de projet Eurojust s’occupant de la criminalité environnementale, ont déclaré : « Ce rapport est un signal d’alarme pour tous les praticiens et les décideurs politiques des conséquences graves de ce type de criminalité relativement nouveau et de plus en plus fréquent. C’est parce que les peines sont légères que les organisations criminelles sont actives dans la criminalité environnementale. Cette situation requiert une action transfrontalière et que les structures organisationnelles adéquates soient mises en place dans les Etats membres. »


(1) Fondée en 2002, Eurojust a pour mission de promouvoir et renforcer la coordination et la coopération entre les autorités nationales dans la lutte contre la criminalité transfrontalière grave engagée dans l’Union européenne.

Virginie Bhat


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