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La lettre policière qui fâche


Samedi 21 Avril 2012


A Astigarraga, aimable cité du Gipuzkoa réputée pour ses cidreries authentiques et son esprit indépendant, le torchon brûle entre les amis des animaux et la police.




L’association de protection animale PACMA vient d’écrire au maire de la ville pour dénoncer l’attitude du chef de la police locale et réclamer des sanctions contre lui. L’origine du différend remonte au mois de mars. L’association signale à la police le cas d’un chien de chasse de neuf ans vivant dans des conditions lamentables.

Le chef de la police locale commence par ne rien faire, puis se décide à prendre la plume pour river leur clou à ces fâcheux qui inventent du travail. Las, le tranquille policier laisse courir et déraper son stylo, et la lettre qu’il envoie à PACMA n’a qu’un lointain rapport avec l’attitude objective que la population est en droit d’attendre d’un représentant de l’ordre.

Est-il anormal d'avoir de la compassion pour un animal en détresse

Le début est passable : il s’étonne qu’on se préoccupe du chien, alors que dans le voisinage des humains vivent également dans la précarité et le manque d’hygiène. Mais soudain il s’emballe avec une phrase : « L’hypersensibilité qui conduit à s’apitoyer sur les animaux maltraités est une maladie qu’il faut soigner ». PACMA n’a pas apprécié, et fait savoir son indignation à travers la plainte déposée entre les mains du maire.

L’association s’interroge : « Est-il anormal d’avoir de la compassion pour un animal en détresse ? Est-il normal qu’un policier censé défendre l’intérêt général rédige une lettre officielle avec entête et cachet, dans laquelle il ne fait qu’exprimer ses sentiments personnels ? »

Le maire d’Astigarraga, qui n’a rien à voir dans cette affaire, va devoir jouer les arbitres entre sa police et une partie de ses électeurs. Dur…

Virginie Bhat


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