xoriburu.info
Eko-société

La ferme paysanne de Lurrama


Vendredi 29 Octobre 2010


Vaches et veaux de Pyrénées, manex à tête rousse, truie et porcelets basques... il ne manquait que le pottok à la ferme Pays Basque de Lurrama en ce début d'après-midi. Pendant trois jours, à Bayonne, le salon de l'agriculture paysanne tient table ouverte aux nourritures plus ou moins terrestres où bien-être des paysans, des animaux, des consommateurs et des générations futures sont au cœur.




L'agriculture paysanne laisse sa place aux races locales, dont la vache des Pyrénées ©xoriburu.info
L'agriculture paysanne laisse sa place aux races locales, dont la vache des Pyrénées ©xoriburu.info
Ça n’a pas loupé : le coq a chanté alors qu’une heure de l’après-midi sonnait. Il a remis ainsi les pendules des citadins à l’heure de la nature. S’il y a toujours un coq dans une basse-cour digne de ce nom, il ne chante pas seulement au lever du jour. Autour de lui, les enfants ont ri et les adultes souri. Nul autre animal n’a meuglé, clapi, grogné, bégueté, bêlé, henni, mugi ou grouiné…La zénitude des trois porcelets roses faisait même envie à (a)voir !
Sagement, les enfants ont regardé. D’un enclos paillé à un autre. Encadrés par des animatrices, ils ont sans doute participé à la remise des prix du concours créatif des écoles et centres de loisir du Pays-Basque.
Des petites mains se sont égarées sur le poil soyeux d’une chèvre noire des Pyrénées. Plus « respectueuses » devant l’imposant taureau d’Aquitaine qui, yeux clos et un anneau dans les naseaux, attendait que les heures de Lurrama passent. A côté de lui, une charmante dame, vache des Pyrénées, cornes majestueuses et son veau. Un peu plus tôt, le programme devait laisser la parole aux éleveurs, aux côtés de leurs animaux, acteurs d’une agriculture paysanne. Si la rentabilité de leurs fermes est une priorité, elle n’est pas soutenue par l’utilisation intensive de leurs ressources.

©xoriburu.info
©xoriburu.info
C’est de cette agriculture paysanne que le salon Lurrama a voulu parler durant ces trois jours. Lurrama signifie, en basque, la Terre-Mère. « En favorisant l’échange entre citadins et ruraux et en provoquant la rencontre sincère des consommateurs et des producteurs, le salon Lurrama a pour objectif une véritable sensibilisation à l’importance d’une agriculture de qualité, avec des modes de production soucieux du bien-être des bêtes, des paysans, des consommateurs et des générations futures. »
Si les animaux sont un tout, ils ne font pas le tout du salon. Un peu plus haut, avant leur ferme, les producteurs présentent au public les produits transformés : piments d’Espelette, fromages, pains, magrets de canard… Issus d’agriculture biologique ou durable, et du poisson, de pêche responsable. Et cette année, un invité : le Périgord. Dégustation à l’envi et surtout partage d’expériences. Un peu plus loin, des tables sont dressées. Vides encore de convives debout devant une estrade. Ils écoutent les discours officiels prononcés à cette heure de l’inauguration. A leur menu du jour, un repas préparé par les élèves du lycée hôtelier de St Jean Pied de Port et Philippe Arrambide. Samedi et dimanche d’autres équipes concocteront le déjeuner au restaurant du marché fermier. Prix unique : 12 euros. Dehors d’autres stands proposent d’autres mets.
Lurrama ne se veut pas simple marché de nourritures terrestres. Aussi, pour alimenter les débats, il a organisé plusieurs tables rondes tout au long de ces trois jours. Au cœur du thème de l’année : pourquoi manger bon, sain et local. Sous le parrainage de Dominique Belpomme, professeur en cancérologie qui demain à 17h tient une conférence sur le thème Alimentation, pesticides et santé ».

Pour tout connaître des animations : http://www.lurrama.com/fr/edition2010/programme


Ester Gran


Dans la même rubrique :
< >

Nouveau commentaire :
Twitter



Zoom

Que faire en cas d'échouage de phoques ou d'oiseaux marins ?

La tempête pointe son nez. Les vents et la houle pourraient malmener certains oiseaux ou jeunes phoques. S'ils venaient à échouer sur les plages, des spécialistes sont là qui aideront à leur porter secours.

06/02/2016




Partager votre site



La puce à l'oreille
04/01/2018

Coup de chapeau : Hegalaldia a accueilli deux mille cent quatre-vingt-neuf animaux en 2017

Les tempêtes ne font pas de cadeau aux océans et leurs habitants. Carmen n'a pas dérogé à la méchante règle : elle a laissé sur le rivage biarrot un Guillemot de Troïl pour le premier jour de l'année. Certes l'oiseau était encore vivant mais blessé par les rochers de la plage sur lesquels les vagues l'ont jeté. Heureusement un passant passait par là et ramena le naufragé au centre de sauvegarde de la faune sauvage Hegalaldia. Un centre qui a terminé l'année deux mille dix sept sur les chapeaux de roue : il a accueilli deux mille cent quatre-vingt-neuf animaux ! Un nouveau record. Oiseaux marins, oiseaux des forêts ou des villes, petits mammifères... l'équipe n'a pas baissé les bras encore une fois. Chapeau. Espérons que les conditions climatologiques reviennent à plus de calme. Les oiseaux de l'océan se souviennent encore de la tempête Qumaria en 2014.




On marche sur la tête !

Souffrance animale : la face dévoilée de la recherche agricole aux Etats-Unis

Des veaux malformés, des agneaux affamés, des porcelets écrasés par leurs mères difformes... outre-Atlantique, la recherche agricole est secouée par une vague de scandales où les animaux ont connu l'horreur.


Inscription à la newsletter

Recherche

Téléchargement