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La coccinelle, une bête à guêpe


Lundi 27 Juin 2011





La nature a créé de drôle de partenariats entre ses créatures. Ici c’est la guêpe Dinocampus coccinellae qui nait aux crochets d’une coccinelle. Pour assurer sa reproduction, la première pond un œuf dans l’abdomen de la seconde. L’œuf deviendra larve en se nourrissant des tissus de son hôte. La larve née quitte son nid, l’abdomen de la coccinelle. Sans la tuer. Mais celle que l’on surnomme la bête à Bon Dieu n’est pas encore quitte : la larve va tisser entre ses pattes son cocon !

Elle l’oblige ainsi à devenir son garde du corps. Et évite ainsi les prédateurs. La coccinelle ne sera libérée qu’à l’émergence de la guêpe adulte. Pendant son développement la larve joue sur du velours. Elle doit se nourrir suffisamment « au sein » de sa coccinelle pour se développer mais sans pour autant épuiser son garde du corps. D’ailleurs, un quart des coccinelles surveillées par les chercheurs (1) reprennent une vie normale… Les autres en meurent. Les Dinocampus coccinellae paient un tribut à cette coopération forcée : leur fécondité est plutôt basse.

(1) laboratoire Maladies infectieuses et vecteurs : écologie, génétique, évolution et contrôle (CNRS/IRD/Université Montpellier 1) et de l'Université de Montréal. Les travaux sont publiés en ligne sur le site de Biology Letters : http://rsbl.royalsocietypublishing.org/content/firstcite


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Virginie Bhat


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