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La canicule plombe l'air au Pays Basque


Jeudi 25 Juillet 2019


Tous les voyants étaient à l'orange hier au Pays Basque : alerte canicule et qualité de l'air médiocre. Quelques orages les prochains jours, et c'est l'océan qui pourrait passer au rouge.




Particules en suspension et fines et ozone, il ne faisait pas si bon respirer hier au Pays Basque. Selon les prévisions quotidiennes d'Athmo Nouvelle Aquitaine, observatoire régional de l'air, la qualité de l'air y était médiocre. Une médiocrité que l'on retrouvait d'ailleurs sur toute la région. Effet canicule sans aucun doute. Les athlètes que furent les coureurs de la foulée des festayres et les chevaux de trot de l'hippodrome de Biarritz ont dû apprécier pris en tenailles entre les deux phénomènes.

La qualité de l'air ne voit pas rouge

Parmi les particules en suspension, les experts en distinguent deux : les PM10 et les PM2,5. les premières ont un diamètre aérodynamique moyen inférieur à 10 µm. « Leur taille est suffisamment faible pour rentrer dans les poumons. Elles sont générées par les activités anthropiques telles que les industries, le chauffage domestique ou encore le trafic automobile », explique Athmo Nouvelle Aquitaine sur son site.

Les secondes, le PM2,5 bien plus fines sont encore plus insidieuses. « La taille de ces poussières leur permet de pénétrer dans les alvéoles pulmonaires et donc d'interagir fortement avec le corps humain », commente l'observatoire.

Quant à l'ozone, non pas celui de la haute atmosphère qui nous protège, mais celui qui est au plancher des vaches, est un polluant secondaire. Il « résulte généralement de la transformation photochimique de certains polluants dans l'atmosphère (en particulier NOx et COV) sous l'effet des rayonnements ultra-violets, relève toujours Athmo Nouvelle Aquitaine. La pollution par l'ozone augmente régulièrement depuis le début du siècle et les pointes sont de plus en plus fréquentes en été, notamment en zones urbaine et périurbaine.  »

Jeu de dominos : le NO2, le dioxyde d'azote, rejeté par les automobiles, camions et bus, se transforme en partie en ozone sous l’action du soleil. Mauvaise pioche pour les poumons : l'ozone s'y incruste profondément. A la clef, toux, irritations des yeux. Des phénomènes que le sport pratiqué en pleine pollution accentue.

Les voyants orange de la qualité de l'air le resteront aujourd'hui. Ils n'auront pas le temps de passer au rouge, écartant ainsi une alerte de pollution. La baisse des températures prévues dans la région devraient améliorer ces indices. Un peu de pluie et l'air deviendra plus respirable.

Reste que si les orages tombent fort ces prochains jours, les équipements de recueil des pluies et les stations d'épuration vont peut-être se mettre à tousser. D'autant que l'activité touristique bat son plein. Ce sera peut-être alors à l'océan à virer au rouge... Va falloir prendre des mesures si les phénomènes climatiques poursuivent sur leur lancée.

Virginie Bhat


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