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Les animaux entre ciel et terres sauvages

La Thaïlande reste une plaque-tournante du trafic d'ivoire


Mercredi 2 Juillet 2014


Une loi vieille de 75 ans autorise la vente d'ivoire d'éléphants domestiques en Thaïlande. Les trafiquants profitent des failles du système pour écouler de l'ivoire africain sur les marchés locaux qui explosent. Le dernier rapport de Traffic lance un cri d'alarme.




En 2013, les braconniers ont tué au moins 22 000 éléphants en Afrique pour alimenter le marché noir de l'ivoire ©Traffic
En 2013, les braconniers ont tué au moins 22 000 éléphants en Afrique pour alimenter le marché noir de l'ivoire ©Traffic
En Thaïlande, l'ivoire ne se vend pas sous le manteau. Du moins l'ivoire des éléphants domestiques thaïlandais. Car une loi vieille de 75 ans l'autorise. Reste que ce marché n'est pas régulé, faute de système de traçabilité. Et c'est justement là que le bât blesse. Un bât pointé du doigt par l'association Traffic : « il est impossible de tracer l'ivoire local, ce qui créé une faille par laquelle l'ivoire issu de sources illégales peut être blanchi sur les marchés.  »

Selon le rapport de Traffic, les vitrines thaïlandaises regorgent de plus en plus de pièces en ivoire travaillé

On trouve de tout en ivoire, des bracelets ouvragés, des statues, des figurines... Certains issus d'éléphants thaïlandais, d'autres d'éléphants africains ©NDoak/Traffic
On trouve de tout en ivoire, des bracelets ouvragés, des statues, des figurines... Certains issus d'éléphants thaïlandais, d'autres d'éléphants africains ©NDoak/Traffic
Chaque mois, Traffic passe au peigne fin le marché thaïlandais de l'ivoire à Bangkok. Et les conclusions de son dernier rapport sont inquiétantes : le nombre de pièces d'ivoire travaillées exposées dans les magasins ont explosé en dix-huit mois, passant de 5 865 en janvier 2013 à 14 512 en mai de cette année. L'année dernière, les boutiques se sont multipliées : 61 en janvier 2013 pour atteindre 105 en décembre 2013 !

Or Traffic estime que les éléphants domestiques thaïlandais ne pourraient fournir que 650 kilos d'ivoire sur le marché intérieur par an. Bien loin de ce qui des quantités que l'association a pu observer ces dix huit derniers mois.

Et s'il fallait d'autres preuves, l'association met en exergue les treize tonnes d'ivoire africain saisies par les autorités du pays depuis 2008. « Les efforts de la Thaïlande à réguler les marchés d'ivoire local ont failli, commente Noami Doak, coordinateur de Traffic pour la région du haut Mékong. Il est temps pour les autorités d'affronter les faits ; leur marché d'ivoire local continue à être hors contrôle et alimente la crise actuelle du braconnage des éléphants africains. Sans changement ni action décisive afin de régler les failles légales flagrantes, cette situation inacceptable se poursuivra ».


Virginie Bhat


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