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La LPO intervient chez les chasseurs de pinsons dans les Landes


Samedi 12 Novembre 2011


En brochette, frit ou en omelette. Le pinson des arbres et le pinson du nord ont été des mets de choix dans certains départements. Une tradition culinaire que la chasse a alimentée. Chasse traditionnelle elle aussi : les oiseaux, dans le Sud-Ouest, étaient attrapés vivants à l’aide de petits pièges appelés matoles. Etaient parce que la loi l’interdit.




Toutes les espèces de pinsons sont protégées par l’arrêté du 29 octobre 2009 (1) qui fixe la liste des oiseaux protégés sur l’ensemble du territoire. Leur chasse est donc interdite. A l’instar du bruant ortolan. A l’encontre de l’alouette des champs : cette dernière ne figure pas sur cette liste.

Force est de constater que les traditions ont la peau dure. Et la Ligue de protection des oiseaux et son président Allain Bougrain Dubourg l’ont constaté hier matin sur le terrain. Comme l’an dernier, Allain Bougrain Dubourg s’est rendu dans les Landes. Accompagné de quelques membres de la LPO et de quatre gardes du corps selon l’agence Afp.

Le groupe est intervenu sur cinq sites autour de Tartas. L’ambiance a parfois été tendue rapporte l’agence. La Lpo a retrouvé des matoles et emporté 19 pinsons et chardonnerets. Ces oiseaux servaient d’appelants. Détenus en captivité, ils sont censés attirer leurs congénères de passages vers les petits pièges grillagés. Allain Bougrain Dubourg a porté plainte ensuite auprès de la gendarmerie de Tartas pour détention d’espèces protégées et chasse illégale.

Le Code de l’Environnement prévoit des dérogations à la protection des oiseaux. Mais ces dérogations doivent être décrétées dans des circonstances bien précises et ne pas mettre en péril la conservation des espèces concernées. A l’instar de la chasse aux alouettes des champs à l’aide de pantes et des matoles. Cette chasse fait l’objet d’un arrêté ministériel qui précise les quotas de capture maximal pour chaque commune où sont installés pantes et matoles.

Mais de telles dérogations officielles n’existent pas pour une chasse à la matole des pinsons des arbres et du nord. Ni pour le bruant ortolan. La Fédération des chasseurs des Landes a bien déposé une telle demande auprès du ministère de l’Ecologie. Elle argue d’un statut favorable de conservation pour les pinsons et en amélioration pour le bruant ortolan.

Mais pour l’heure, cette demande est affaire à suivre. Alors faut-il parler de tolérance officieuse de cette chasse aux pinsons ? C’est « une rumeur tenace contre laquelle la LPO s’élève depuis de trop nombreuses années » déclarait la LPO Aquitaine dans un communiqué le 31 août dernier.

(1) En fait la liste des oiseaux protégés était déjà l'objet d'un arrêté publié au Journal officiel du 19 mai 1981. Les pinsons y étaient déjà intégrés.

Virginie Bhat


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