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Les animaux entre ciel et terres sauvages

La Corniche basque à pied, à vélo et à cheval


Samedi 25 Septembre 2010


Ce week-end, la corniche de la cöte basque prend des allures de fête. Les voitures interdites, piétons, cyclistes et cavaliers pourront parcourir cet havre de paix et de biodiversité. Près d'une vingtaine de haltes leur sont proposées. Chacune apportant à ceux qui voudront bien s'y reposer sa pierre à la connaissance du site.




© DR
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Entre montagne et océan, entre prairie et falaise, entre deux horizons, d'un côté maritime linéaire et de l'autre vallonée, la route dévale sur sept kilomètres. Quelques troupeaux, de chevaux, de moutons ou de vaches selon les saisons. C'est un petit coin de paradis qui a échappé à l'urbanisation. Non sans quelques péripéties passées. Le calme règne aujourd'hui sur cet espace naturel de la côte basque.

C'est en 2006 que la Corniche, entre Ciboure et Hendaye, se met en fête pour la première fois. Cette année-là, 8000 visiteurs l'avaient parcourue, à pied ou à vélo, en long ou en large. L'année dernière, ils étaient 32 000 ! Combien seront-ils ce week-end ?

Aujourd'hui, le château d'Abbadia, construit au XIXe siècle par Eugène Viollet le Duc, a été le théâtre de la connaissance et du savoir. Deux thèmes au programme cet après-midi. L'un a abordé la vie et la personnalité d'Antoine d'Abbadie dont on célèbre le 200e anniversaire. Le second, la biodiversité autour de deux axes bien concrets : comment participer tous les jours à sa préservation et comment améliorer la gestion de mon jardin pour participer à son maintien.

Le soir, spectacle et concert. Et à partir de 22 heures, une animation proposée par la société d'astronomie populaire de la côte basque : la tête dans la lune. Après tout, le château abrite bien un observatoire et une lunette méridienne.

Demain, dimanche, la corniche ouvre grand ses bras aux piétons, aux cyclistes et aux cavaliers. Haro sur la voiture qui y sera interdite. La journée suffira-t-elle à explorer toutes les dix-huit points de halte proposés et ses animations ? A chacun son pas, finalement.


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La corniche est un haut lieu de diversité floristique et faunique. Si le château d'Abbadia appartient à l'Académie des sciences, dernière volonté de son propriétaire Antoine d'Abbadie, de nombreuses terres ont été acquises par le Conservatoire du Littoral qui fête cette année son 35e anniversaire. Encore un ! Quatre-vingt hectares autour du château et 18 hectares au site d'Axanzabal sur la commune d'Urrugne. Sur ce dernier site, des landes littorales. Au bas des falaises, on y ramasse des algues échouées pour fabriquer de l'agar, un gélifiant.

Souvent la Corniche accueille les oiseaux migrateurs qui s'y reposent avant de franchir les Pyrénées. Courlis, milan royal, pluvier argenté... Certains oiseaux même y hivernent ou y nichent tel le grand corbeau ou le faucon crécelle. Dans les prairies et les bois, des lapins de garenne, des écureuils.. et un petit animal bien plus discret. Un gasteropode du nom d'escargot de Quimper. Coquille très mince et translucide, cet escargot se nourrit surtout de champignons et de feuilles de chênes et de hêtres. Si son espèce n'est pas globalement menacée, elle souffre du morcellement de son territoire. de nombreux talus et petits bois ont disparu où elle aime vivre. Présent en Bretagne occidentale et le Pays-Basque l'escargot est protégé en France. Son ramassage est donc strictement interdit.

Ester Gran


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