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L'histoire de Black, l'épagneul qui sauva des marins à Biarritz


Vendredi 2 Novembre 2012


Novembre est parfois fatal aux navires qui fréquentent le golfe de Gascogne. C'est le 18 de ce mois, en l'an 1882, que le brick-goélette L'Orphelin se retrouva en perdition à l'entrée du Port des pêcheurs de Biarritz. Son équipage dût la vie à un épagneul au poil long du nom de Black.




L'Orphelin est en perdition dans la passe du Port des pêcheurs de Biarritz ©Archives Biarritz
L'Orphelin est en perdition dans la passe du Port des pêcheurs de Biarritz ©Archives Biarritz
Novembre 1882, le 18, la tempête secoue le golfe de Gascogne. Les vagues déferlent sur la côte basque. Le brick-goélette L’Orphelin, un navire nantais, navigue au large ; il tente d’échapper aux forces déchaînées de l’océan. Il tente d’abord de trouver refuge dans les ports de St Jean de Luz et de Bayonne. Mais les efforts de son équipage restent vains. A quelques encablures du port des pêcheurs de Biarritz vers lequel il se dirige. Les feux du sémaphore sur le plateau de l’Atalaye le guident.

Mais l’entrée du port est étroite ; les lames poussent L’Orphelin vers les rochers. Des marins biarrots sont en alerte. Ils tentent de porter secours au brick-goélette en danger. L’équipage de L’Orphelin leur lance des filins et bouées que les hommes du port ne parviennent pas à saisir. Parmi ces hommes, Jean-Léon Lassalle. Ce marin possède un épagneul à poils longs qui a pour nom Black. Le chien est un compagnon intrépide des chasses aux oiseaux aquatiques.

Jean-Léon Lassalle décide alors d’envoyer Black vers le navire en perdition. L’épagneul répond aux ordres de son maîtres et parvient à saisir filin et bouée. Il sauvera la vie des six hommes d’équipage et de leur capitaine.

Les marins de L'Orphelin sont en perdition

Biarritz devient un lieu de villégiature privilégié de la noblesse russe au XIXe siècle ; une église orthodoxe sera alors inaugurée en 1892
Biarritz devient un lieu de villégiature privilégié de la noblesse russe au XIXe siècle ; une église orthodoxe sera alors inaugurée en 1892
La bravoure de Black court les rues biarrotes. Elle sera même récompensée par une médaille décernée par la SPA de Pau. A Biarritz, son haut fait parvient aux oreilles de la noblesse russe en villégiature dans la cité. Jusqu’au grand-duc Alexis, frère du tzar Nicolas III de Russie qui y fait justement un séjour. Le grand-duc demande que le chien lui soit présenté. Et séduit, il demande à Jean-Léon Lassalle de le lui céder.

Le marin biarrot accepte alors que le grand-duc Alexis lui fait la promesse de le lui ramener lors d’un prochain voyage à Biarritz. Black va alors connaître une contrée plus rude que la côte basque.

Le grand-duc tiendra bien promesse quelques années plus tard. Alors que Jean-Léon Lassalle se promène, un chien se précipite sur lui. C’est Black, son fidèle compagnon, qui en dépit des années l’a reconnu.

Black repartira avec le noble russe vers la Sainte Russie ; il ne reviendra jamais vers le Port des pêcheurs. A sa mort il sera enterré au cimetière des chiens à Moscou où une statue célèbrera son histoire.

Le courage de Black sera une source d’inspiration d’un poème onirique. Un poème dont le musée d’histoire de Biarritz a conservé les vers.

Virginie Bhat


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