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L’Uhabia à l’écran


Vendredi 6 Juin 2014


Sur la plage de l'Uhabia à Bidart, des projecteurs sous un soleil de plomb. France 3 tourne une de ses émissions, La voix est libre, diffusée demain samedi à 10h50. Sujet du plateau : la qualité des eaux de baignade.




Autour du plateau sur la plage de l'Uhabia, la qualité des eaux de baignade en question DdL
Autour du plateau sur la plage de l'Uhabia, la qualité des eaux de baignade en question DdL
Samedi 7 juin à 10h 50, France 3 diffuse un numéro hors série de son émission « La voix est libre », sur le thème de la qualité des eaux de baignade au Pays Basque. Les journalistes de Bordeaux Franck Omer et Totte Darguy ont enregistré la veille, dans les conditions du direct, un débat sur le site de l’estuaire de l’Uhabia. Un lieu particulièrement bien choisi, car on sait à quel point les caprices de la turbulente rivière ont défrayé la chroniques chez les spécialistes de l’environnement. Pour en arriver à un traitement de cheval (15 millions à la charge de l’agglomération) et à la pose de portes à clapets pour réguler les flux lors des épisodes pluvieux.

La porte de l'Uhabia, un mal nécessaire

Afin de pimenter une émission de 52 minutes qui comporte déjà des reportages sur les différents types de pollutions, les analyses, les déchets flottants ou la fameuse porte à clapets, France 3 a invité au débat les intervenants les mieux qualifiés pour évoquer le sujet : Emmanuel Alzuri, maire de Bidart, vice-président de l’agglomération en charge du littoral, président du syndicat de l’Uhabia, le docteur Guillaume Barucq, adjoint au maire de Biarritz chargé de l’environnement, Michel Noussitou, responsable du pôle santé-environnement de l’ARS et Stéphane Latxague, directeur général de Surfrider Foundation Europe. Des hommes qui traitent la question au quotidien.

A l’issue d’une heure d’enregistrement sous un soleil de plomb, et pile face à l’endroit où sont effectués les prélèvements d’eau en vue d’analyses par Philippe Etcheverry ; notre confrère Ttotte Darguy, qui connaît le Pays Basque comme sa poche, disait sa satisfaction devant la tenue du débat.
« Ils étaient entre spécialistes qui maîtrisent parfaitement leur sujet, il n’y a pas eu de pertes de temps ou de discussions hors sujet. Stéphane Latxague a parlé net, comme d’habitude, et considéré les portes à clapets comme « un mal nécessaire ». « C’est utile, mais je n’aime pas ».

Ce n'est pas l'océan qui pollue baigneurs et surfeurs

Emmanuel Alzuri, lui, a défendu avec ardeur le gros travail effectué par l’agglomération et les communes du bassin versant pour améliorer la qualité des eaux. Et s’est fait l’avocat des portes à clapet qui ne sont peut être pas la solution idéale, mais qui ont le mérite de remettre l’eau de la plage dans les normes européennes.

Enfin, Guillaume Barucq a fait entendre la voix du médecin, mettant à terre légendes et idées reçues et mettant aussi le doigt là où ça fait mal. Selon lui, ce n’est pas l’océan qui pollue baigneurs et surfeurs, mais l’inverse. Et il a également dispensé d’utiles conseils. Bref, cette émission exceptionnelle a été montée avec des éléments très sérieux, et mérite le détour.

Si France 3 tourne ce style d’émission en Aquitaine, c’est parce qu’il est patent que cette région consent d’énormes efforts et se donne les moyens de lutter contre la pollution de l’océan. Il ya là un intérêt économique, comme le souligne Emmanuel Alzuri qui affirme que Bidart perdrait des millions si ses plages venaient à être interdites. Mais il y a surtout l’intérêt de défendre un environnement qui fait notre vie. Et ça n’a pas de prix.

Daniel de Luz


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