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José Bové en ligne de mire


Lundi 6 Août 2012


Les propos de José Bové sur le loup et le berger en France continuent à faire des remous au sein des associations de protection de la faune sauvage. Après l’Aspas, c’est au tour de Ferus et la LPO Paca de dénoncer les paroles tenues par l’eurodéputé le 17 juillet dernier sur Radio Totem.




Interrogé sur Radio Totem le 17 juillet dernier sur la présence du loup en Lozère, José Bové avait déclaré : « Pour moi les choses sont claires : si le loup risque d’attaquer un troupeau, la meilleure façon de faire, c’est de prendre le fusil et de tirer […] On ne peut pas dormir la nuit avec la menace du loup. Ce qui se passe dans les Alpes est intenable pour les éleveurs et si cette menace risque d’arriver ici dans les Cévennes, ça va être intenable encore. Donc je ne crois pas qu’au nom de la biodiversité on doit accepter... Il faut savoir : est ce que l’on veut qu’il y ait encore des paysans ? Est-ce qu’on veut encore des bergers dans les Cévennes, sur les Causses ou pas ? […] »

« Les écologistes sont furieux de cette trahison et ripostent » déclarait quinze jours plus tard l’Association de protection des animaux sauvages (Aspas) dans un communiqué. Et d’ajouter : « curieuse façon de faire, pour un élu chargé de voter les lois, et qui, pour complaire à quelques-uns de ses ex-amis, appelle à les enfreindre. »

L'Aspas porte plainte contre José Bové pour incitation braconnage envers une espèce protégée

L’Aspas a rappelé que le loup est une espèce protégée en France (1). « Sa destruction illégale (et l’incitation à commettre un tel acte), telle que M. Bové la préconise, est une infraction pénale correctionnelle, punie de 15 000€ d’amende et d’un an d’emprisonnement. Les solutions de protection des troupeaux existantes s’avèrent non seulement efficaces, mais ce sont les seules qui permettent aujourd’hui d’envisager la cohabitation entre le loup et le pastoralisme. »

Si l’Aspas a décidé de porter plainte contre l’eurodéputé pour incitation au braconnage envers une espèce protégée, les deux ong Ferus et Lpo Paca n’ont pas encore franchi ce pas. Pour autant, elles s’en réservent le droit.

Les association de protection de la faune sauvage en appellent à Europe Ecologie Les Verts

Dans un communiqué commun publié aujourd’hui, Ferus et la Lpo Paca se disent scandalisés : « Il est pour nous inconcevable que l’on puisse, d’une part, mener des actions contre l’agriculture intensive, la standardisation des produits de la terre ou la mondialisation et d’autre part, prôner un discours démagogique vantant les mérites d’une nature aseptisée, nettoyée de ses prédateurs. »

Et Ferus et la Lpo Paca de préciser : « Nous ne sous-estimons pas les situations difficiles que rencontrent certains éleveurs dans leur métier de tous les jours ; mais si le loup peut poser ponctuellement des difficultés, il n’est en rien responsable des problèmes de la filière élevage qui sont bien antérieurs à sa présence dans notre pays. »

Les trois associations en appellent au parti Europe Ecologie les Verts pour prendre position quant aux propos tenus par leur représentant au Parlement européen.



(1) Le loup est protégé en application de la Directive Habitat et de la Convention de Berne. Tuer un loup est donc hors la loi. Mais la Convention de Berne prévoit des dérogations aux interdictions de destruction lorsqu’il y a des menaces pour les activités humaines, dont le pastoralisme. Depuis 2008, l’Etat français prend chaque année deux arrêtés en ce sens. L’un prévoit la possibilité de tirs de défense par des bergers autorisés et le second des tirs de prélèvement dans le cadre de battues organisées par les préfectures concernées. Le second arrêté fixe le nombre maximum de loups dont la destruction pourra être autorisée sur l’année.

Virginie Bhat


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