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Les animaux de nos villes et campagnes

Jardins, terres nourissières des animaux


Lundi 28 Janvier 2013


Eau, graines de tournesol ou de millet.. Les oiseaux, les hérissons et autre petite faune des villes et des villages profitent parfois d'un coup de pouce de leurs habitants pour passer l'hiver sans coup férir. Mais ce sont dans les jardins où la biodiversité règne qu'ils trouveront leur bonheur en toute saison. Quelques conseils de Stephan Maury de l'association Hegalaldia.




Les oiseaux peuvent avoir besoin d'un coup de pouce en hiver ©V.B
Les oiseaux peuvent avoir besoin d'un coup de pouce en hiver ©V.B
Nos villes et nos villages sont tellement propres que les oiseaux qui y vivent ont parfois du mal à trouver de l’eau. Ils peuvent alors parcourir de longues distances pour en chercher, relève Stephan Maury d’Hegalaldia, le centre de sauvegarde la faune sauvage au Pays Basque. Les personnes qui souhaitent les aider peuvent leur en laisser dans une soucoupe de pot de fleur dans leur jardin par exemple. »

Des graines de tournesol ou de millet satisfont l'appétit de nombreux oiseaux

Une écuelle d'eau et les oiseaux pointent leur bec dans les jardins ©V.B
Une écuelle d'eau et les oiseaux pointent leur bec dans les jardins ©V.B
Par ces temps de pluie soutenue au Pays Basque, le conseil peut prêter à sourire à ses habitants. Mais Internet étant sans frontière, le conseil est valable là et ailleurs. Au Pays Basque, pour autant la pluie n’est pas incessante et la région connait aussi des périodes de courte et longue sécheresse ou de grands froids ! Et si coup de gel il y a, l’eau se fait de glace ! Pour éviter que cette eau ne devienne un glaçon, on peut placer une plaque de verre sur une partie du récipient. Le soleil aidant, elle retardera la glaciation de l’eau.

« Surtout il ne faut pas ajouter d’eau de javel, poursuit Stephan Maury. C’est un toxique. Par contre, il faut régulièrement laver gamelle d’eau et mangeoire une fois par semaine. Le vinaigre est un excellent désinfectant. Autrement les microbes se développent dans les récipients et à leur contact, contamineront les oiseaux. Nous avions été alertés sur une forte mortalité de passereaux à Urt et Urcuit. Finalement, elle provenait de mangeoires qui n’étaient pas nettoyées ! »

Outre l’eau, les personnes qui ont la chance de posséder un jardin peuvent veiller à nourrir la petite faune en hiver. « Restons simples sur cette question : les graines de tournesol, de millet ou de blé nourriront un large panel d’oiseaux, remarque Stephan Maury. Faut-il y ajouter des boules de graisse ? Un bout de couenne pris chez le boucher fera aussi bien l’affaire. « Et c’est plus économique. Mais moins joli sur les arbres !  »

« Nous préconisons de cesser de nourrir les oiseaux au printemps. Car les oiseaux qui nicheront dans les alentours amèneront leurs petits aux mangeoires. Ils ne leur apprendront pas la recherche de nourriture. Ils y perdront un jour leur instinct de survie ! En outre les oisillons, même les granivores, ont besoin de se nourrir d’insectes pour se développer. »

Les jardins peuvent être des écosystèmes favorables à la biodiversité

Les oisillons ont besoin d'insectes pour grandir ©V.B
Les oisillons ont besoin d'insectes pour grandir ©V.B
Où trouveront-ils des insectes ? Dans les jardins ! Car c’est dans leurs jardins que les jardiniers, même en herbe, agissent surtout en faveur de la petite faune locale. Une faune qui s’y installera d’autant plus facilement qu’elle y trouvera pitance naturelle. Laisser quelques mètres carrés en friche est suffisant. Deux ou trois mètres carrés semés de granules sauvages aideront les oiseaux à passer la mauvaise saison. Quelques ronces fourniront des mûres aux passereaux. Aux chardons s’alimenteront les chardonnerets les temps de disette.

Les jardins peuvent être des déserts verts que nul oiseau ou hérisson ne foulera. Faute de nourriture. Quelque soit la saison, des petites gestes favorisent leur présence. « Laisser un petit tas de bois sous une haie, et les larves qui s’y développeront intéresseront les hérissons. Ils taperont dans cette réserve de nourriture quand ils en auront besoin ! »

Et Stephan Maury de pointer du doigt l’utilité du lierre sur les arbres : « c’est une plante persistante qui au fil des siècles n’a pas changé de cycle de croissance. Il produit des fruits en hiver qui nourriront encore une fois les oiseaux ! Il les abritera lorsqu’il pleut. Petits et plus gros animaux. Une chouette hulotte peut très bien y trouver refuge !  »

Que les jardiniers entrouvrent donc leurs jardins à la vie sauvage, ils feront le bonheur des animaux. Des insectes aux petits mammifères. En chaque saison. Et si l'hiver se fait trop rigoureux, rien n'empêche de ressortir écuelles d'eau et de graines...

Virginie Bhat


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