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Les animaux entre ciel et terres sauvages

Il fait chaud et des martinets tombent du nid


Lundi 29 Juillet 2013


Depuis quelques jours, Hegalaldia accueille de jeunes martinets tombés du nid. Alors que leurs parents quittent les cieux basques pour le grand sud, les derniers jeunes immatures fuient la chaleur étouffante de leur abri sous les tuiles des toits. Explications.




Hegalaldia craint que les fortes chaleurs des prochains jours contraignent les jeunes martinets à quitter leur nid ©Hegalaldia
Hegalaldia craint que les fortes chaleurs des prochains jours contraignent les jeunes martinets à quitter leur nid ©Hegalaldia
Aucune silhouette noire ne fend les cieux de Biarritz aujourd’hui. Aucun cri ne perce le silence du soleil au zénith. Les martinets, pour certains, ont déjà répondu à l’appel du grand sud. L’Afrique où ils vont passer l’hiver. Leurs longues ailes noires vont avaler des kilomètres avant d’arriver à bon port.

« Lorsque les adultes sentent l’heure du départ, ils laissent parfois des jeunes encore immatures, relève Stephan Maury du centre de sauvegarde de la faune sauvage Hegalaldia. Avant de les quitter, les parents ont suralimenté leurs petits de plancton aérien. » Plancton qui rassemble tous les petits être vivants, insectes compris, qui se laissent porter par les masses d’air.

Les jeunes martinets abandonnés par leurs parents en migration ont des réserves pour survivre

Les martinets ont un plumage noir, à l'encontre ici des hirondelles rustiques ©V.B
Les martinets ont un plumage noir, à l'encontre ici des hirondelles rustiques ©V.B
Délaissés par leurs parents qui ont déjà entamé leur migration, les jeunes martinets puiseront ainsi dans leurs réserves jusqu’à être en mesure de quitter à leur tour leur nid.

Des nids que certains de ces oiseaux trouvent sous les tuiles qui recouvrent les toits de nos régions. Un havre de paix, loin des prédateurs, tant que la chaleur n’y devient pas insupportable ! Car avec les températures en hausse ces prochains jours – la météo annonce des pics au delà des trente degrés, sous les tuiles, le havre de paix devient une fournaise que les jeunes martinets fuient. A moins d’y cuire. Las, les jeunes oiseaux n’ont pas encore les ailes aptes à assurer leur premier envol. Et ils tombent à pic. Au pied des maisons. Voués à une mort certaine si une main salvatrice ne passe pas par là.

Petits oiseaux noirs, les pattes courtes. « Certaines personnes les confondent avec des très jeunes rapaces, sourit Stephan Maury. Ils sont déçus lorsque nous leur apprenons que ce sont des martinets ! Leur sauvetage est aussi beau ! »

Les fortes chaleurs étouffent les martinets immatures sous les toits

Insectivores, les martinets sont nourris de viande hachée par l'équipe de Hegalaldia ©Hegalaldia
Insectivores, les martinets sont nourris de viande hachée par l'équipe de Hegalaldia ©Hegalaldia
« Nous avons déjà accueilli quelques jeunes martinets. Deux de Pau, un de Saint-Jean de Luz... explique Stephan Maury. Avec les fortes chaleurs annoncées d’ici la fin de semaine, nous nous attendons à en recueillir d’autres ! Si les personnes qui les recueillent ne peuvent pas nous les amener immédiatement, nous leur conseillons de les nourrir de croquettes pour chatons qui contiennent les protéines nécessaires à leur développement. » Les martinets sont insectivores.

Les nourrir... toutes les deux heures. De l’aube au crépuscule. « Deux à trois boulettes de la taille d’un pois, poursuit Stephan Maury. Lorsque nous les prenons en charge, nous les nourrissons de steaks hachés auxquels nous ajoutons tous les compléments nécessaires à leur bon développement. »

Au fil des jours, les jeunes martinets qui pesaient à peine 25 grammes à leur arrivée termineront leur croissance. Adultes, ils pèsent entre 42 et 45 grammes.

Relâchés par Hegaladia, les jeunes rescapés prendront le chemin vers le sud. Leur première migration. Comme leurs parents, la nuit venue ils ne dormiront que d’un œil, ou plutôt d’un seul hémisphère de cerveau, sans quitter les airs.

Tiens ! Il est vingt heures ce soir. Un martinet passe. Un des derniers sans doute de ce quartier biarrot qui vient nourrir son petit à l’abri. Sous les tuiles du toit voisin.

Virginie Bhat


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