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Haro écologique sur le port extérieur de Pasaia


Mercredi 8 Décembre 2010


Les associations Oceana et Cobe n’en démordent pas : le projet de port extérieur de Pasaia serait contraire à la directive européenne Habitat. En cause son impact environnemental sur les zones marines qui baignent les falaises du mont Jaizkibel.




Le grand dauphin fréquente les eaux environnant les falaises du Jaizkibel
Le grand dauphin fréquente les eaux environnant les falaises du Jaizkibel
En octobre dernier, les Autorités portuaires de Pasaia ont publié leur rapport sur l’évaluation environnementale (ISA) du plan directeur des infrastructures du port de Pasaia. Ce rapport présentait les alternatives de développement des activités portuaires et leurs impacts sur l’environnement. Entre autres alternatives, la création d’un port extérieur adossé aux falaises du Jaizkibel. Et c’est cette alternative que les autorités portuaires privilégient. Par la voix de leur président, elles l’ont d’ailleurs présenté, ainsi que l’ISA, le 1er décembre dernier devant l’Assemblée du Gipuzkoa.

Les associations avaient 45 jours pour présenter leurs remarques sur ce rapport d’évaluation environnementale. Ocena et Cobe ont chacun remis leur mémoire sur la question en temps voulu. Les deux organismes réitèrent leur opposition à l’alternative choisie. Selon ces dernières, l’ISA « omet » les impacts sur le milieu marin et manque d'études approfondies sur certains aspects très importants.

Et Ricardo Aguilar, directeur de recherche d’Oceana en Europe de soulever dans un communiqué : « L’ISA […] considère par exemple comme identiques les fonds marins de Jaizkibel et Ulia, alors qu’aucune donnée scientifique ne permet de les comparer. Connaissant la valeur écologique extrêmement importante du SIC (site d’intérêt communautaire) du mont Jaizkibel et du milieu marin qui l’entoure, on ne peut pas laisser ce projet voir le jour ».

Selon Oceana et Cobe, le rapport ISA n'a pas tenu compte de la présence dans cette zone des mammifères marins protégés et prioritaires pour le réseau Natura 2000. Face aux falaises, une zone de grande importance pour le grand dauphin a été identifiée. Sa présence oblige l’État espagnol à créer une zone marine protégée. D’autres cétacés fréquentent les lieux : le dauphin commun, le petit rorqual, le cachalot et la jubarte. Ces espèces sont intégrées à l’annexe IV de la Directive Habitat qui interdit la dégradation de leurs zones de reproduction ou de repos. C’est une des raisons pour lesquelles les deux organisations proposent la création d’un corridor écologique marin dans cette zone.

L’une et l’autre appellent au maintien du port dans la baie de Pasaia. Avec les aménagements nécessaires. « Le problème actuel de pollution serait résolu en grande partie par un confinement des décharges de ferraille, par des investissements pour l’augmentation, l’installation ou l’amélioration du service de nettoyage ou d’un système d’égouts adapté ou par l’installation de capteurs de données environnementales » commente Jon Ander Etxebarria, doyen du Cobe.

Le Cobe et Oceana estiment que le maintien du port dans la baie serait plus respectueux du patrimoine naturel et culturel. Le paysage, le nombre de sites préhistoriques du flanc nord et les nombreux chemins de randonnées font de Jaizkibel un lieu très attrayant pour les touristes et au potentiel économique énorme ». Eko à suivre donc.

Ester Gran


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