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Gaïa dénonce la souffrance des chevaux roumains destinés à la boucherie


Mardi 30 Juillet 2013


Après une enquête en Roumanie ce printemps sur le commerce des chevaux destinés à la boucherie, l'association de protection animale belge Gaïa part en campagne en Belgique et interpelle les chaînes de supermarchés.




« Les supermarchés ont le devoir moral à l'égard du consommateur de ne pas vendre de viande chevaline si le bien-être animal n'est pas assuré », explique Ann De Greef, la directrice de l’association belge de protection animale GAIA. Continuer à vendre ou acheter de la viande de chevaux argentins ou roumains, c'est entretenir la souffrance animale. »

Dès aujourd’hui, Gaïa part en tournée. D’ Anvers, son équipe se rendra dans dix autres villes de Wallonie et de Flandre, ainsi qu'à Bruxelles. Elle veut y sensibiliser les consommateurs belges sur la souffrance que doivent endurer les chevaux d'Argentine et de Roumanie avant d'arriver dans leur assiette. Une campagne sur le terrain qui s'ajoute à une lettre adressée aux chaînes Colruyt et Carrefour.

Gaïa a mené une enquête en Roumanie ce printemps qui dénoncent la maltraitance des chevaux

Maltraitance des chevaux roumains qui se retrouvent dans les assiettes des consommateurs belges. Telle est la conclusion de l'enquête que l'association a menée en mai 2013 en Roumanie. Pays principal fournisseur de l'Union européenne en viande chevaline selon Gaïa.

« Les images tournées sont choquantes : elles montrent des chevaux et des ânes émaciés et négligés, des chevaux battus brutalement au fouet... , dénonce Gaia. Les équidés, utilisés pour les travaux agricoles et pour le transport, sont transportés vers l’abattoir dans des remorques inadaptées, souvent sans protection contre les conditions météorologiques extrêmes. Le chargement des animaux s'accompagne également d'une grande violence. »

Et l'ong d'ajouter : « Les enquêteurs ont également filmé la méthode employée par les marchands pour tester la force des équidés : ils les obligent à tirer des blocs de béton ou des charrettes aux roues bloquées. En 2010 et 2011, l’ong avait déjà révélé les terribles conditions de vie des chevaux mexicains, brésiliens et argentins, destinés à la consommation belge. »

« Contrairement aux bovidés, dont les lieux de naissance, d'élevage et d'abattage sont connus, la traçabilité de la viande chevaline d'Argentine et de Roumanie se limite à l'abattoir. Il n'y a pas de contrôle réalisé en amont. Les supermarchés peuvent-ils se permettre de continuer à vendre de la viande de chevaux dont l'origine ne peut pas être retrouvée ? »

GAIA interpelle les supermarchés et leur demande de suivre l'exemple de Lidl qui a cessé de vendre de viande chevaline tant que suffisamment de garanties sur le bien-être animal ne pourront être fournies.

Virginie Bhat




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