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Frelon asiatique : le Pays Basque contre-attaque


Mardi 22 Mars 2011


Les collectivités locales du Pays Basque réagissent : elles entendent faire front à la menace que représente le frelon asiatique. Cet hiver, certaines d'entre elles ont répertorié les nids vides dans les arbres dénudés de leurs territoires. Alors que les premiers bourgeons vont s'ouvrir, elles s'ingénieront à capturer les reines qui hibernent encore. A Arbonne, la municipalité fourbit ses armes.




La guerre aux reines des frelons est déclarée. Depuis le 6 mars dernier, Jean-Jacques Diharce, invité par Arbonne à partager son expérience, en a capturé vingt.
La guerre aux reines des frelons est déclarée. Depuis le 6 mars dernier, Jean-Jacques Diharce, invité par Arbonne à partager son expérience, en a capturé vingt.
L’espèce a débarqué de Chine via le port de Bordeaux voilà plus de six ans. Le Sud Ouest lui a bien plus et elle a proliféré et conquis de nouveaux territoires. Du nord au sud en franchissant d’ailleurs la Bidassoa. L’an dernier, au Pays Basque, des particuliers ont fait appel à des spécialistes pour retirer un nid qui de son jardin, qui de son toit. Des initiatives trop sporadiques pour réellement déranger la conquête du frelon. Un frelon qui, en Europe, n’a pas de prédateur. A part l’homme.

Cet hiver, les collectivités locales du Pays Basque ont décidé de s’emparer de la question. Ou plutôt du problème car cet alien menace la biodiversité locale. Pointe de sa mire : l’abeille dont le frelon est friand. Un seul individu peut en un jour manger jusqu’à 70 ouvrières qui œuvrent au miel. L’expansion du frelon inquiète à juste titre l’apiculture qui ne veut pas assister à la mort programmée de ses ruches et de son économie. Les apiculteurs alertent les pouvoirs publics depuis quelques temps déjà. Les pouvoirs publics ont tardé à réagir car leur responsabilité n’est pas engagée.


En hiver, seules les reines des frelons survivent. Fécondées, elles trouvent refuge dans la terre, des cavités dans l’attente du printemps. Lorsque les beaux jours arrivent, le cycle se remet à vivre. Chaque reine va fonder une nouvelle colonie… Elle construit son nid qui au fil de ses reproductions tous les 40 jours va grandir… Et ses enfants, adultes iront chasser sur abeilles. Jusqu’en novembre où les mâles meurent. Restent alors les reines et des nids vides. Elles hiverneront pas loin de là. L’occasion serait trop belle pour la louper. C’est à son réveil, et avant qu’elle ne prenne son envol, qu’il faut la capturer.

Ce sont justement ces nids vides que les collectivités locales ont tenté de localiser cet hiver. Dans les arbres dénudés ils sont enfin visibles ! Les municipalités tiennent des réunions d’information. De son côté la Communauté de communes Nive-Adour a mis en place un numéro de téléphone pour inciter ses administrés à l’alerter sur la présence de nids.

A Biarritz, une quarantaine de nids ont été identifiés. La ville a dès à présent mis en place une politique de capture des reines fondatrices. Elle a posé pièges par nid en début de mois.

De son côté, la mairie d’Arbonne a tenu une réunion de travail. A l’initiative de Christian Borda, conseiller municipal, la municipalité a invité Jean-Jacques Diharce, spécialiste de la capture du frelon, et des apiculteurs professionnels et amateurs à partager leurs expériences. Le but : organiser la résistance face au frelon. Il n’existe pas de solution miracle pour bouter le frelon asiatique hors de l’Europe. Les pièges pour capturer les reines ont été développés au fil des expériences. Ainsi Jean-Jacques Diharce a-t-il pu capturer vingt reines depuis le 6 mars en les appâtant avec du sirop de grenadine.

A Arbonne, les élus ont décidé de lancer une campagne de piégeage autour des six nids jusqu’à présent répertoriés sur le territoire de leur village. Outre la capture, un suivi sera réalisé de l’évolution de l’infestation, annonce la municipalité. Arbonne invite ses citoyens à se mobiliser.

Virginie Bhat


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