xoriburu.info
Ecosystèmes

Faune sauvage, quand le frisbee devient un jeu mortel.


Jeudi 20 Décembre 2018


La terre ne cesse de tirer la sonnette d'alarme : elle étouffe sous le plastique. Et même un jeu aussi innocent paraît-il peut se révéler mortel pour sa faune sauvage. Hier un phoque gris, un frisbee incrusté dans les chairs de son cou, a été sauvé in extrémis.




Le phoque gris avait été repéré depuis quelques mois par les associations ©RSPCA
Le phoque gris avait été repéré depuis quelques mois par les associations ©RSPCA
Détournée de sa réalité première, la photo pourrait prêter à sourire. Avec un doigt d'imagination et un grand zeste d'anthropomorphisme, certains esprits se diraient que les phoques gris aiment à copier l'humain et arborer colliers et autres parures. Mais hier c'était une bien autre histoire qui se jouait sur cette plage de Norfolk en Angleterre. Une histoire qui aurait pu devenir mortelle si des humains ne s'en étaient pas mêlés.


Le frisbee de plastique devient une arme mortelle

De fait, cela faisait quelque temps que l'animal avait été repéré par des associations locales de protection de la faune sauvage. Dans leur ligne de mire, un phoque gris le cou emprisonné dans un frisbee rose. Impossible jusqu'alors d'intervenir et le capturer pour le défaire de ce piège.

Hier, mercredi 19 décembre, le phoque trop affaibli s'est laissé approcher et Friends of Horsey Seals and Marine & Wildlife Rescue ont pu enfin le capturer et l'emmener au centre de sauvegarde de la faune sauvage de la RSCPA où les soins lui ont été apportés.

"Notre priorité a été de retirer le frisbee en plastique qui était profondément incrusté dans le cou du pauvre Pinkafo (nom donné par l'association au phoque, ndrl). Ce fut un travail difficile parce que le plastique était particulièrement dur, et nous avons dû le retirer morceau par morceau, découpé avec un paire de sécateurs", a indiqué Alison Charles, responsable du centre, dans un communiqué.

L'animal, très affaibli, a été placé sous antibiotiques et antidouleur. Ce n'est pas la première fois qu'un phoque gris est pris dans les filets d'un frisbee. En septembre 2017, un autre de ces mammifères marins avait été secouru et après quelques mois de convalescence, relâché dans son milieu marin. Cette fois-là, le frisbee était jaune. Mais qu'importe la couleur, les frisbees aussi innocents et amusants soient-ils peuvent devenir fatals, abandonnés sur une plage.

"Cela crève le coeur de penser que ceci aurait pu être évité si les gens faisaient très attention à leurs déchets. Beaucoup de personnes n'ont juste pas conscience des problèmes que le plastique jeté dans la nature peut provoquer parmi notre faune sauvage" regrette Alison Charles.


E.G.


Dans la même rubrique :
< >

Jeudi 25 Juillet 2019 - 10:45 La canicule plombe l'air au Pays Basque


Nouveau commentaire :
Twitter


On marche sur la tête !

Les crottins non grata à Mouriscot

Cette semaine, un nouvel panneau est apparu au lac Mouriscot. Ou plutôt une feuille de classeur à petits carreaux protégée des intempéries par une enveloppe plastique. L'auteur du petit mot y interpelle les promeneurs du lac : Vous ne verrez plus les chevaux se promener autour du lac.
En cause : les crottins des chevaux en balade ! Il semble en effet que des personnes se soient plaintes des dépôts chevalins. Des crottins que le Pôle Équestre de Biarritz nettoie deux fois par semaine, énonce la missive. L'auteur rappelle à juste titre que le crottin est biodégradable et bon pour la nature. Les jardiniers en herbe ou non l'utilisent pour leurs jardins... Le petit mot doux termine sur cette question qui taraude la société : "Vous préférez peut-être les pesticides ?" Décidément, ça chauffe à Mouriscot. En effet, depuis quelques semaines, les cyano-bactéries en troublent les eaux - à quelques encablures de là, ces bactéries ont aussi fleuri au lac Marion. Les pêcheurs, baigneurs et promeneurs sont avertis par la mairie de la commune : risque sanitaire, affichent des pancartes communales fichées ci et là. La baignade, la pêche, les activités nautiques sont interdites. Ainsi que tout contact avec l'eau. "Ne pas faire abreuver les animaux dans le lac" ajoutent-elles. On se demande comment les canards et autres oiseaux, poissons et invertébrés se débrouillent à survivre dans ces eaux polluées.

09/10/2019

La côte basque en images


La puce à l'oreille
11/08/2019

Article n°1314

On aurait bien ailé croire à une fake news, un montage vidéo, mais il va falloir se rendre à l'évidence l'info reprise par les média locaux n'est ni l'une ni l'autre. Un jeune pilotari croquant dans le cou d'un coq bien vivant pour le décapiter... Le jeune homme contacté par Mediabask « dit assumer son erreur et être conscient de son mauvais geste ». C'est Daniel Raposo, référent de la Fondation Brigitte Bardot Pyrénées-Atlantiques qui a levé le lièvre. La fondation doit porter plainte pour acte de cruauté sur animaux. Un acte passible de 30 000 euros d'amende et deux ans de prison.


Recherche


Inscription à la newsletter

Téléchargement