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Les animaux de nos villes et campagnes

Et si nous comptions les oiseaux des jardins ce week-end...


Lundi 21 Janvier 2013


Quel est l’impact de l’urbanisation galopante sur les oiseaux des parcs et des jardins ? Le changement climatique les incite-il à migrer ? Pour répondre à autant de questions, l’Observatoire des oiseaux des jardins lance un programme national de comptage des oiseaux de nos jardins. Même le néophyte peut y participer.




Quels oiseaux fréquentent nos parcs et nos jardins ? ©V.B
Quels oiseaux fréquentent nos parcs et nos jardins ? ©V.B
Quels oiseaux aujourd’hui se cachent dans nos jardins ? Quelles espèces fréquentent les parcs citadins ? Finalement, chacun de nous côtoie tous les jours moineaux, pigeons, tourterelles, rouges-gorges ou autres merles. Il les nourrit peut-être et veille à ce que l’eau ne gèle pas dans la fontaine. Surtout en ces temps de rigueur climatique. Pour autant, chacun sait-il combien de ces volatiles sautillent sur sa pelouse ou perchent dans les sous-bois du parc à côté de son immeuble ? Pas si sûr.

Mieux, d’une année sur l’autre, les merles sont-ils aussi nombreux ? Le rouge-gorge est-il de retour pour l’hiver ? Et quelle que soit la réponse, pourquoi ? La pollution les a-t-elle dérangés ? Le réchauffement climatique les a-t-il poussés plus au nord ? Ou plus à l’ouest ?

Ornithologue en herbe ? Pas de panique!

Une tourterelle ? En cas de doute vous pouvez envoyer la photo directement à l'Observatoire ©V.B
Une tourterelle ? En cas de doute vous pouvez envoyer la photo directement à l'Observatoire ©V.B
Pour répondre à autant de questions, l’Observatoire des oiseaux des jardins appelle chacun, le week-end prochain, à répertorier les oiseaux, qui de son jardin, qui de son lieu de travail ou du parc de sa ville et à lui communiquer ses observations. Cet observatoire a été lancé en mars 2012 par le Muséum national d’histoire naturelle à Paris et la Ligue de protection des oiseaux. Intégré au réseau d’observatoires Vigie-Nature, il s’appuie sur la participation d’observateurs sur toute la France. Chaque jour, les contributeurs peuvent lui livrer, via son site internet, leurs observations réalisées dans leur jardin. En moins d’un an, l’Observatoire a recueilli plus de 200 000 données.

Mais ce week-end, l’Observatoire ouvre encore plus largement ses ailes et invite chacun d’entre nous samedi ou dimanche à prendre une heure de leur temps pour observer et noter tous les oiseaux vus sur les lieux. « Toutefois, afin d’éviter de compter deux fois le même oiseau, il est important de ne noter que le nombre maximal d’oiseaux d’une même espèce vu en même temps et que ceux qui sont posés (pas ceux qui ne font que survoler l’endroit choisi). Puis, il ne reste plus qu’à inscrire le lieu d’observation sur le site de l’Observatoire (www.oiseauxdesjardins.fr) et à y saisir ses observations ainsi que quelques informations sur le jardin sélectionné » expliquent les organisateurs

Que les ornithologues en herbe ne paniquent pas ! L’équipe a tout prévu : si le participant ne connait pas l’espèce qu’il observe, il pourra envoyer par mail une photo de l’oiseau pris à l’organisation avant le 28 février prochain. Les membres du Musée ou de la Lpo l’identifieront pour l’intégrer aux autres observations.

Quel est l"impact de l'urbanisation sur les populations d'oiseaux ?

Les données récoltées seront analysées par les chercheurs du Musée national d'histoire naturelle ©V.B
Les données récoltées seront analysées par les chercheurs du Musée national d'histoire naturelle ©V.B
De nombreux pays organisent déjà de grands week-ends de comptage de ce type depuis des années. Ainsi les Etats-Unis depuis 113 ans invitent-ils leurs citoyens à recenser les oiseaux à Noël (Christmas Bird Count). Plus proche de nous, en Belgique, l’association Natagora organise depuis dix ans une telle opération joliment appelé Devine qui vient manger chez nous aujourd’hui ? En France, des régions s’y sont déjà lancées, comme en Bretagne ou en Normandie.

« Grâce aux citoyens, de nombreuses données sont ainsi collectées permettant aux scientifiques d’avoir accès à beaucoup plus d’informations que s’ils avaient dû travailler seuls sur ces observations » se félicitent le Muséum et la Lpo.

Toutes les données récoltées, les chercheurs du musée les analyseront. Voilà qui permettra aux scientifiques d’améliorer leurs connaissances sur « l’évolution d’espèces d’oiseaux proches des hommes et notamment d’apporter de premiers éléments de réponses sur l’impact du changement climatique sur les populations d’oiseaux migrateurs ou sur l’influence de l’urbanisation sur la répartition des populations d’oiseaux. » Alors à nos crayons puis nos souris !

Virginie Bhat


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