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Les animaux entre ciel et terres sauvages

Espèces menacées : leur liste rouge est longue !


Mardi 26 Novembre 2013


L’Union mondiale pour la conservation de la nature vient de mettre à jour sa liste rouge des espèces menacées. En dépit de quelques succès de conservation, cette liste ne cesse de s’allonger. L’okapi et le râle à miroir y sont désormais inscrits.




Même si la tortue luth semble sortie d'affaire, passant d'espèce en danger critique à vulnérable, certaines populations, telle celle du Pacifique est et ouest subissent de sévères déclins. En cause : le pillage de leurs nids et les captures accidentelles dans les filets de pêche ©Guy Marcovaldi/Uicn
Même si la tortue luth semble sortie d'affaire, passant d'espèce en danger critique à vulnérable, certaines populations, telle celle du Pacifique est et ouest subissent de sévères déclins. En cause : le pillage de leurs nids et les captures accidentelles dans les filets de pêche ©Guy Marcovaldi/Uicn
Le dodo ou le bouquetin des Pyrénées ne sont pas les seuls animaux à avoir quitté définitivement notre terre. En fait 799 espèces animales ont jusqu’à présent disparu, leurs populations éteintes. Du moins tant que des velléités scientifiques ne s’attèlent pas à vouloir leur redonner vie par clonage. Des tentatives existent aussi bien pour les mammouths laineux que le bouquetin des Pyrénées.

L’extinction des espèces animales n’est pas en panne. Certaines populations animales marchent, nagent ou volent inexorablement vers leur mort programmée. L’Uicn, Union mondiale de la nature, a mis à jour la liste rouge des espèces menacées qui l’an prochain célèbrera son cinquantième anniversaire. Et pour cette année, les nouvelles sont plutôt sombres. Sur les 71 576 espèces recensées, 21 286 sont menacées d’extinction. Soit près d’un tiers ! Mammifères, poissons, oiseaux, insectes... toutes les classes animales comptent de graves blessés dans leurs rangs.

L'okapi, inscrite sur la liste rouge de l'Uicn, est désormais en danger d'extinction

La RDC frappée par la guerre civile et la pauvreté abrite la seule population d'okapi du monde ©Bob Jenkins/Uicn
La RDC frappée par la guerre civile et la pauvreté abrite la seule population d'okapi du monde ©Bob Jenkins/Uicn
Ainsi l’okapi, aussi appelé girafe des forêts, connaît-il de sérieux déboires en République démocratique du Congo. L’Uicn vient de le classer « en danger ». Braconnage, réduction de son habitat naturel, guerre civile et mines illégales sont autant de menaces qui poussent la population d’okapi vers la sortie définitive.

« L’okapi est un symbole national au Congo – il figure même sur les billets de banque du pays, commente Noëlle Kümpel qui co-préside le groupe spécial okapi et girafe au sein de l’Uicn et responsable du projet de conservation de l’espèce de ZSL. Malheureusement, la RDC a été prise dans un conflit civil et ravagé par la pauvreté depuis près de deux décennies. Conséquence : son habitat s’est beaucoup dégradé et l’espèce a été chassée pour sa viande et sa peau. Les efforts du gouvernement pour mettre fin à la guerre civile et l’extrême pauvreté sont essentiels pour garantir sa survie. » L’avenir de l’okapi est d’autant plus préoccupante que le Congo est le seul pays au monde à abriter cette espèce.

Parmi les oiseaux, près de deux cents espèces sont maintenant en danger critique d’extinction. C’est ainsi que le râle à miroir vient juste de rejoindre cette liste. Ce petit oiseau qui vit en Ethiopie -, Zimbabwe et en Afrique du Sud, est frappé par la destruction et dégradation de ses habitats naturels. De fait son environnement subit de multiples atteintes : drainage des zones humides, conversion en terres agricoles, surpâturage. « Une action urgente est aujourd’hui nécessaire pour mieux comprendre l’écologie de cette espèce et aborder ces menaces » appelle l’Uicn.

Le succès de plans de conservation ne doit pas masquer la menace d'extinction des autres animaux sauvages

Les programmes de conservation ont sauvé le renard gris insulaire de l'extinction ©Guy Incognito/Uicn
Les programmes de conservation ont sauvé le renard gris insulaire de l'extinction ©Guy Incognito/Uicn
Si les dernières nouvelles de la liste rouge de l’Uicn sont plutôt sombres, certaines sont plus joyeuses. Ou plutôt porteuses d’espoir. Ainsi l’albatros est l’une des familles d’oiseaux les plus menacées de la planète. Ce sont les captures accidentelles par les pêcheries qui sont en cause. Mais bonne nouvelles : les populations de deux espèces reprennent un peu de vigueur. Conséquence immédiate : l’albatros à sourcil noir est alors passé d’espèce en danger à espèce presque menacée et l’albatros à pieds noirs d’espèce vulnérable à presque menacée.

Le renard gris insulaire habite sur six des îles Channel Islands le long de la côte de la Californie du Sud. Les maladies et la prédation d’espèces exotiques comme l’aigle royal ont décimé les populations de quatre sous-espèces dans les années 1990. Mais des actions de sauvegarde de cette espèce ont portés leurs fruits : élevage en captivité, réintroduction, vaccination contre les maladies canines et relocalisation d’aigles royaux. Et les quatre sous-espèces ont recouvré leur dynamisme au point que le renard gris insulaire a amélioré son statut en passant d’espèce en danger critique à presque menacée.

« La mise à jour de la liste rouge de l’Uicn montre quelques fantastiques succès de conservation, commente Jane Smart, directeur du groupe conservation de la biodiversité de l’Uicn, nous devons en tirer les leçons pour les futurs efforts de conservation. Cependant, le message global reste sombre. A chaque mise à jour, alors que nous constatons que certaines espèces améliorent leur statut, il y a un grand nombre d’espèces qui apparaissent dans les catégories menacées. Le monde doit augmenter ses efforts pour prévenir cette tendance dévastatrice.

Virginie Bhat


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