xoriburu.info
Les animaux de nos maisons

Espagne : les adoptions marquent le pas


Mardi 21 Octobre 2014


Une nouvelle fois la fondation Affinity a dressé la carte des abandons et des adoptions des chiens et des chats en Espagne en 2013. Inquiétant : les adoptions reculent.




108 303 chiens et 33 532 chats ont été accueillis dans les refuges d'Espagne en 2013 ©V.B.
108 303 chiens et 33 532 chats ont été accueillis dans les refuges d'Espagne en 2013 ©V.B.
En dépit des campagnes de sensibilisation, les abandons de chats et de chiens ne cèdent pas d'un pouce en Espagne. 141 000 ont été recueillis par les refuges outre Pyrénées dont 108 303 chiens et 33 532 chats. Triste cartographie dressée par la fondation Affinity qui chaque année analyse les relations entre les habitants de la péninsule et leurs animaux de compagnie.

La crise économique génère de nombreux abandons

Pourquoi les maîtres les laissent sur le pavé des structures animalières ? La crise économique est passée par là. Elle a laminé les familles au point que désormais elle est le premier argument évoqué pour expliquer leur acte. En 2010, les propriétaires évoquaient avant tout les portées indésirables.

L'an dernier, les raisons de ces abandons ont été multiples : facteurs économiques (15%), portées non désirées (14%), fin de la saison de chasse (11%) , désintérêt pour l'animal de compagnie (9%) et enfin problème de comportement (9%). Les personnes qui arguaient d'un changement de domicile (13,7% en 2010) ont disparu des statistiques. Il semblerait que cette explication ne soit plus avancée.

Contrairement aux idées reçues, ce n'est pas l'été la période la plus chaude pour les refuges. En fait, leurs activités ne connaissent plus de saisonnalité. L'Espagne abandonne ses animaux tout au long de l'année. 70% des chats et des chiens abandonnés sont en bonne santé mais 20% d'entre eux à peine sont identifiés. 54% sont des adultes, 29% des chiots ou chatons et 14% des seniors.

Les adoptions de chats et de chiens reculent en 2013 !

Que sont devenus les chiens et les chats, une fois accueillis par les refuges ? 44% d'entre eux ont trouvé la chaleur d'un foyer. Et c'est justement cette statistique qui inquiète la fondation. Car si ces dernières années, les adoptions ont explosé, passant de 24% en 2008 à 45% en 2012, elles ont marqué le pas l'année dernière. Epiphénomène ou premier signe d'un déclin ces prochaines années ?

La fondation Affinity veut renverser la tendance. Elle a d'autant plus de marge que avant l'adoption, les futurs maîtres pensent plutôt à acheter leurs animaux de compagnie. Moins de 10% des chiens et des chats de familles espagnoles ont été adoptés auprès de particuliers ou de refuges. A contrario, 29% des chiens et des chats ont été acquis contre monnaie sonnante et trébuchante.

Un point noir : l'animal cadeau est toujours tenace. 39% des chiens et 33% des chats ! Cadeaux que les receveurs trouvent parfois empoisonnés. Au point souvent d'abandonner leurs mascotas... Un cercle vicieux.

Virginie Bhat


Dans la même rubrique :
< >

Nouveau commentaire :
Twitter


Zoom

1 031 773 signatures contre les cages à poules

Une initiative citoyenne européenne lancée contre les cages en élevage a mobilisé jusqu'à ce jour plus d'un million de personnes. De quoi bientôt saisir l'Union européenne pour lui demander d'y mettre fin. Le Brexit menaçant, le Royaume Uni en a été écarté.

04/06/2019





Partager votre site



Recherche

La côte basque en images

La puce à l'oreille
30/05/2019

Coup de filet chez les pilleurs d'oiseaux

Les agents de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage ont réalisé un joli coup de filet les 2 et 4 avril derniers dans le Nord : 21 verdiers d'Europe, 18 chardonnerets élégants, 12 linottes mélodieuses 10 sizerins flammés, 20 tarins des aulnes, 23 pinsons des arbres, 3 pinsons du Nord et 4 moineaux domestiques. Les 112 passereaux sauvages avaient été placés sous les barreaux par des particuliers peu scrupuleux qui n'avaient rien trouvé mieux que se servir chez dame Nature pour satisfaire leur soif d'euros. Ces oiseaux sont de fait le sujet d'un trafic bien organisé qui ira les exhiber dans des concours de chant ou de beauté « qui se déroulent principalement en Belgique. Les oiseaux, même ceux nés et élevés en captivité - dont la réglementation est plus souple - se reproduisent très mal. Le taux de survie est médiocre : au maximum 4 à 5 ans. D’où un turn over important. Les oiseaux sauvages capturés en nature alimentent toute la filière », explique l'ONCFS. Le trafic est juteux : 70 euros pour un chardonneret capturé dans son milieu. Le collectionneur doublera, voire triplera, la mise pour l'oiseau blanchi, avec une fausse bague homologuée. « Certains croisements permettent d’obtenir des spécimens très recherchés pour la qualité de leur chant ou pour leurs mutations. Les oiseaux « mutés » sont revendus entre 400 et 600 euros pièce pour les mutations courantes, et jusqu'à 1000 euros pour les plus rares. » Et pendant ce temps, les populations déclinent, de 40 % au plan national pour le chardonneret, de 80 % pour les effectifs nicheurs de la linotte mélodieuse en Nord Pas-de-Calais sur la période 1995 à 2014.



On marche sur la tête !

Souffrance animale : la face dévoilée de la recherche agricole aux Etats-Unis

Des veaux malformés, des agneaux affamés, des porcelets écrasés par leurs mères difformes... outre-Atlantique, la recherche agricole est secouée par une vague de scandales où les animaux ont connu l'horreur.


Inscription à la newsletter

Téléchargement