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Ecosystèmes

Espagne : des manifestations contre l'énergie nucléaire


Jeudi 17 Mars 2011


L’alerte nucléaire au Japon provoque des remous dans tous les pays qui ont développé l’énergie nucléaire. En Espagne, les organisations appellent à manifester aujourd’hui dans différentes villes de la péninsule ibérique dont Bilbao. En solidarité avec le Japon et pour la fin de l’ère nucléaire. Elles ont en ligne de mire la centrale de Santa Maria de Garoña. Au cœur de leur demande : sa fermeture immédiate. Cette centrale, en activité depuis 40 ans, serait une sœur jumelle de Fukushima I, selon les ong.




©Sardon sous Creative Commons
©Sardon sous Creative Commons
Aujourd’hui, en Espagne, plusieurs organisations écologistes ont appelé à manifester contre la politique nucléaire du gouvernement. Elles demandent la fermeture progressive des centrales et l’abandon total de l’énergie nucléaire à 2020 dans la péninsule ibérique. Et pour se faire, elles poussent à la roue des énergies renouvelables.

L’Espagne abrite huit réacteurs nucléaires, répartis sur six sites. En 2010, elles ont produit 20,21% de l’électricité générée sur le territoire. La plus ancienne des centrales se situe sur la rive de l’Ebre, à Santa Maria de Garoña, dans la province de Burgos (une des neuf provinces de la communauté autonome de Castille et León). Elle a été mise en service en 1971 et sa production d’électricité a représenté en 2010 6,1% de la production nucléaire nationale.

Cette centrale est au cœur des revendications immédiates des organisations écologistes. Cette unité qui emploie mille personnes ressemble à s'y méprendre à celle de Fukumisha I, relèvent-elles. En fait, leurs réacteurs respectifs sont dits à eau bouillante (REB).

Garoña a célébré en février dernier ses quarante ans. En 2009, les autorités espagnoles ont décidé qu’elle devait cesser son activité en juillet 2013. De fait, la loi à cette époque requerrait que les centrales nucléaires ferment après quarante ans d’activité sur le territoire. Aussitôt la décision de fermeture à 2013 prise, la centrale déposait un recours à la décision gouvernementale devant la justice. Elle demandait d’allonger le délai à 2019.

Cet hiver, coup de tonnerre politique. Alors que le parlement espagnol examine la loi d’Economie durable qui maintient la fermeture des centrales après quarante ans de service, les partis catalan CiU et basque PNV déposent un amendement qui retire cette épée de Damoclès. A la place : les objectifs pour 2020 sont de déterminer les niveaux de participation de l’énergie nucléaire à la production électrique nationale. Voilà qui doit permettre au Gouvernement de proroger les autorisations d’activités au-delà des 40 ans, selon des critères de sécurité, de l’évolution de la demande, des coûts de la production électrique ou des émissions de gaz à effet de serre.

Dans le même temps, et pour la seconde fois en deux ans, le parlement basque a voté une initiative du groupe Esker Batua déposée en janvier dernier. Soit deux mois avant que le Japon soit secoué par le tsunami et les alertes nucléaires. Elle demande la fermeture de la centrale. Sans attendre. La centrale se situe à quelques kilomètres de l’autonomie du Pays basque.

Le gouvernement de José Luis Zapatero pour sa part a annoncé hier que la sécurité de ses six centrales nucléaires allait être passée en revue. En outre, le pays lancera une étude sur les risques sismiques et d'inondations dans le pays, en tirant les leçons de l'accident nucléaire au Japon.

Ce n’est pas la centrale de Garoña qui sera sa priorité mais celle de Confrentes dans la région de Valence. Cette centrale est elle aussi du même type que Fukumisha. Mais à l’encontre de la première, Confrentes pourra poursuivre son activité ces dix prochaines années. A la veille du tsunami frappant le japon, le 10 mars, le gouvernement espagnol a donné le feu vert à cette prolongation d’exploitation.

Virginie Bhat


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