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Ecosystèmes

Erretegia se refait une virginité à Bidart


Lundi 17 Février 2014


Le ciel est bleu, le soleil est éclatant en ce mardi 4 février. Un répit alors que les tempêtes du mois ont déjà déferlé sur la côte basque. Assis sur l’herbe, une vingtaine de jeunes gens se restaurent. Pique-nique bucolique à première vue. Mais ces étudiants de BTS en gestion et protection de la nature de Saint Palais ne sont pas au domaine d’Erretegia de Bidart pour se croiser les bras.




Les étudiants en BTS gestion et protection de la nature de Saint-Palais ne chômeront ce jeudi 4 février à Erretegia ©V.B.
Les étudiants en BTS gestion et protection de la nature de Saint-Palais ne chômeront ce jeudi 4 février à Erretegia ©V.B.
Sur le domaine d’Erretegia à Bidart, le soleil brille. Dans l’herbe, des jeunes gens étalent leur pique-nique. Scène joyeuse dans un paysage bucolique. Les étudiants de BTS en gestion et protection de la nature prennent un repos bien mérité.

Arrivés de bon heure de Saint-Palais dont ils fréquentent le lycée agricole, les uns ont planté des pieux, les autres ont passé la matinée les pieds dans l’eau. Non pas l’eau salée de l’Atlantique qui, plus bas, lèche le sable de la plage d’Erretegia de Bidart. Mais l’eau douce du ruisseau qui dévale le vallon qui surplombe la plage.

Le Baccharis, plante invasive, étouffe la roselière d'Erretegia

Aidés par les membres de l'association Adeli, les élèves débarrassent la roselière des plantes invasives ©V.B.
Aidés par les membres de l'association Adeli, les élèves débarrassent la roselière des plantes invasives ©V.B.
« Ils ont nettoyé une roselière des plantes invasives qui l’étouffent. « De Baccharis halimifolia entre autres qui étouffent ce lieu » remarque Carine Bidegaray. L’enseignante en génie écologique regarde le gros œuvre réalisé par ses élèves qu’elle accompagne.

Alors que les étudiants terminent leur encas, le professeur devise de la problématique des pestes végétales avec Peio Lambert, technicien au Conseil général des Pyrénées-Atlantiques, propriétaire du domaine d’Erretegia. « Le Baccharis halimifolia, comme la renouée du Japon ou la jussie sont des plantes invasives en France. Et au Pays Basque ces plantes se sont très bien développées. Au détriment de la flore locale, remarque ce dernier. Nous cherchons à éradiquer le baccharis ici alors qu’ailleurs on le vend aux particuliers ! Par contre, on a interdit la vente de la jussie. »

C’est en 2007 que Nelly Olin, alors ministre de l’Ecologie prit un arrêté interdisant la commercialisation, l'utilisation et l'introduction dans le milieu naturel de cette espèce aux fleurs jaunes, plus précisément du Ludwigia grandiflora et Ludwigia peploides.

« Le domaine d’Erretegia est un écosystème de landes sèches, poursuit le technicien. Et pour l’entretenir, nous faisons appel à l’association Adeli ». Les équipes associatives y interviennent depuis 2006 pour débroussailler, enlever les déchets et veillent ainsi au bon état écologique de ce milieu reconnu espace naturel sensible. Un espace où bruyère vagabonde, salsepaille et ajonc d’Europe, flore locale, se développent.

Le piétinement des plagistes ne dégradera plus la dune grise d'Erretegia

Le domaine d'Erretegia, propriété du Conseil général des Pyrénées-Atlantiques, est un espace naturel sensible ©V.B.
Le domaine d'Erretegia, propriété du Conseil général des Pyrénées-Atlantiques, est un espace naturel sensible ©V.B.
Au-dessus de la roselière, les membres d’Adeli ont déjà donné un coup de main aux étudiants pour planter des poteaux. « Nous réalisons également la pose d'une ganivelle pour protéger un habitat dunaire dégradé, relève Carine Bidegaray. En été, quand la marée monte, les gens y posent leurs serviettes. Le piètement de cette dune grise empêche le couvert végétal de s’y développer et accélère l’érosion du site ! Il faudra leur expliquer pourquoi il leur est désormais interdit ! » L'œillet de France, l'immortelle des sables ou la verge d'or à grosse racine pourront enfin s'étendre sur la dune.

L’après-midi se profile sur le domaine d’Erretegia. Quelques promeneurs avec leurs chiens descendent le vallon pour se rendre sur la plage. Les étudiants rangent leur pique-nique et vont retrousser leurs manches pour poursuivre les grands travaux.

« Ce chantier entre dans le cadre de leurs études, remarque leur enseignante. Au cours de l’année scolaire nous préparons ainsi huit sorties dans le Pays Basque et intervenons de façon concrète sur des sites naturels nécessitant des opérations d'aménagement ou d'entretien. » Des chantiers que les élèves préparent en amont. Plus tôt dans la matinée, ils avaient présenté un exposé sur le domaine d’Erretegia devant les gestionnaires des lieux.

Virginie Bhat



1.Posté par Cayeux le 07/02/2017 18:56 (depuis mobile)
Bonsoir, Je voulais vous signaler une observation. : j ai été très surprise de constater que le long de la nouvelle résidence le long de la route au dessus de la plage d Eretegia a été plante il me semble des herbes de la pampa. Qui en pensez vous Co

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