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Ecosystèmes

Energie : l'Espagne met la pédale douce


Jeudi 3 Mars 2011


Dès le 7 mars prochain, les automobilistes vont lever le pied sur les autoroutes et routes à deux voies espagnoles. Cette décision a été adoptée par le Gouvernement pour réduire la facture énergétique alors que le prix du baril flambe à nouveau. Accessoirement, passer de 120 km/h à 110 km/h réduira aussi les émissions de gaz à effets de serre. Il est aussi prévu de s'attaquer aux lumières des villes.




La hausse du prix du baril et la baisse de l'euro face au dollar alourdissent les factures énergétiques des pays européens ©xoriburu.info
La hausse du prix du baril et la baisse de l'euro face au dollar alourdissent les factures énergétiques des pays européens ©xoriburu.info
Le gouvernement espagnol veut donner un coup de frein à la vitesse sur autoroute et route à deux voies. A partir de lundi prochain, la limitation passera de 120 km/heure à 110 km/heure pour les voitures particulières. Progressivement. La mesure est annoncée transitoire… Le sera-t-elle vraiment ? Seul l’avenir le dira mais on sait que parfois le provisoire dure surtout quand il est entré dans les mœurs.

La mesure qui fait grincer des dents n’a pas été prise dans un souci de sécurité routière. Ni de mesures environnementales ou de lutte contre le changement climatique. Elle pourra toutefois y participer puisqu’elle réduira de facto les émissions de gaz à effet de serre sur autoroutes. Une réduction qui pourrait s’élever à 8,5 millions de tonnes de CO2, selon les estimations de l’Institut espagnol pour la diversification et l’économie d’énergie.

En fait, le ministre de l’Intérieur, Alfredo Pérez Rubalcaba l’avait bien précisé lors de la présentation du projet fin février : limiter la vitesse sur autoroute doit surtout permettre à l’Espagne d’économiser sur sa facture pétrolière alors que l’or noir flambe, l'euro a baissé face au dollar et que l'économie espagnole va mal. Les économies qui seront réalisées pourraient atteindre 15% sur l’essence et 11% sur le gasoil.

Ce n’est pas la seule mesure prise dans cette perspective. En fait le gouvernement de José Luis Zapatero a proposé de favoriser le chemin de fer sur les petites et moyennes distance : le prix des billets de train et les abonnements doivent baisser de 5%. A effet aussi le 7 mars prochain. Enfin, le taux de biodiésel dans le gasoil devrait passer de 5,8% à 7%.

La chasse aux économies d’énergie ne s’arrête pas. En début de semaine, c’est l’éclairage public qui a été passé aux fourches caudines. Les lumières des villes coûtent trop cher maintenant. Il est vrai que le parc de luminaires en Espagne est l’un des plus important d’Europe. Il compte 4,2 millions de « lampadaires ». Le pays dépenserait 450 millions d’euros pour ses illuminations publiques. Il est temps que, sur les routes, dans les rues et les installations publiques comme les stades, elles deviennent à basse consommation. Le but : réduire de 42% leurs dépenses d’énergie. Le ministère de l’Industrie devrait supporter le coût de nouveaux luminaires. Aux municipalités de les installer. Certaines d’entre elles n’ont pas attendu pour franchir ce pas.

Outre-Pyrénées, les organisations écologiques se sont félicitées du train de mesures qui visent à réduire la consommation énergétique. Pour autant… elles remarquent que ce plan a été adopté pour raison « conjoncturelle ». Selon elles, le Gouvernement doit aller plus loin dans les mesures à long terme. Pêle-mêle, favoriser la consommation locale, développer les énergies nouvelles…

Virginie Bhat


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