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Elevage canin : l'appât du gain se paie


Dimanche 30 Janvier 2011


A trop en vouloir, l'on perd tout. Et c'est ce que est arrivé à un éleveur canin qui, à trop vouloir économiser sur tout, a franchi la ligne rouge. Il était jugé vendredi par le tribunal correctionnel de Draguignan pour travail dissimulé et exercice illégal de la médecine vétérinaire.




Elevage canin : l'appât du gain se paie
L'appât du gain ne paie. Et un éleveur de chien l'a appris à ses dépens. Il y a plus d'un an, faute de rémunérer son agent de chenil à son juste horaire, ce dernier a alerté les autorités. Les gendarmes ont mis le nez dans son élevage. Et leur enquête a révélé que l'homme contrevenait à la loi. Sur plusieurs fronts.

Ainsi, il détenait près de deux fois plus d'animaux que la capacité d'accueil qui lui avait été accordée. Soit 84 chiens de petite taille au lieu de 49 ! Conséquences directes sur le bien-être des animaux. Les carlins, jack-russels, yorkshires, les cockers vivaient dans des conditions inadaptées.

Et l'éleveur ne s'était pas arrêté à cette infraction. Il avait externalisé sa "production". En fait, il avait confié certains de ses chiens reproducteurs à quatre métayers. Ces derniers, qui veillaient aux mises bas, recevaient un dédommagement en monnaie sonnante et trébuchante. Au noir.

Et pour finir, il vaccinait lui-même ses chiots, une opération que seul un vétérinaire peut réaliser. C'est d'ailleurs avec la complicité d'un vétérinaire qu'il pouvait le faire. Ce dernier lui fournissait vaccins et carnets de vaccination. L'exploitant de l'élevage a été poursuivi pour travail dissimulé et exercice illégal de la médecine vétérinaire.

L'éleveur, le vétérinaire et les quatre métayers ont donc été poursuivis. En parties civiles, le Conseil supérieur de l'ordre des vétérinaires, la SPA et la fondation Brigitte Bardot. Le tribunal a condamné l'éleveur à deux ans de prison avec sursis et 32 500 euros d'amendes, le vétérinaire un an de prison avec sursis et six mois d'interdiction d'exercer, les quatre métayers à des amendes allant de 3000 à 4000 euros avec ou non un sursis. En outre, l'éleveur et le praticien devront verser des dommages et intérêts aux parties civiles engagées.

Virginie Bhat


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