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Eko-société

Eco'Vie, la nature à livre ouvert


Lundi 30 Janvier 2012


Eco'VIe vient de fermer ses portes. Après trois jours d'affluence. Dans les allées du salon, l'habitat, l'alimentation, la santé, mais aussi les loisirs. Arrêt au stand de Mendi Gaiak qui, lors de ses randonnées dans la montagne basque, apprend aux marcheurs à lire la nature.




Jean-Luc, membre de Mendi Gaiak, témoigne à Eco'Vie des richesses de la montagne ©xoriburu/V.B.
Jean-Luc, membre de Mendi Gaiak, témoigne à Eco'Vie des richesses de la montagne ©xoriburu/V.B.
« Il y a des blaireaux dans la région ? Je me promène souvent en montagne. Or la dernière fois j’ai remarqué des empreintes. Près d’un cours d’eau. Elles ressemblaient à celles-ci. Enfin je crois ! » interroge l’homme. Devant lui, deux planches d’empreintes animales. Domestiques et sauvages du Pays Basque. Le marcheur arpente les allées du salon d’Eco’Vie aujourd’hui dimanche. Non les chemins des vallées et montagnes basques.

« Oui, il y a des blaireaux dans le pays. De nombreux. On les aperçoit rarement. Sauf sur les bords de route quand ils ont été heurtés par une voiture ! lui répond Jean-Luc, membre de Mendi Gaiak, Souvent les blaireaux laissent d’autres signes de leur passage : ils creusent des trous où ils déposent leurs excréments. Trous qu’ils ne recouvrent pas ensuite. Les blaireaux ont cinq doigts. Les empreintes semblables mais deux fois plus grandes à cinq doigts appartiennent aux ours… » Et les deux hommes de poursuivre leur conversation.



Dans la neige, les animaux sont plus facilement repérables

Mendi Gaiak regroupe une dizaine d’accompagnateurs en montagne, VTT, escalade, diplômés d’Etat. Leur champ d’action s’étend sur tout le Pays Basque, nord et sud. Le groupe propose des randonnées tout terrain. Les thèmes s’égrènent au fil des saisons. Balades en raquettes à neige en hiver. « C’est en hiver que les animaux qui n’hibernent pas sont les plus visibles ! Plutôt leur présence. Leurs empreintes sur la neige… On aperçoit plus facilement un cerf dans une forêt en hiver. Il n’est pas camouflé par la végétation ! En été il vaut mieux aller vers les points d’eau où la faune sauvage va s’abreuver. Ils laissent leurs traces dans les zones humides. »

Les traces sont des livres ouverts ©xoriburu/V.B.
Les traces sont des livres ouverts ©xoriburu/V.B.
Dès vendredi, jour de l’ouverture d’Eco’Vie, Mendi Gaiak a accueilli les enfants des écoles. Et samedi et dimanche le groupe a présenté les mêmes activités aux visiteurs du salon. Une des animations qu’Eco’Vie a proposées pendant ces trois jours. Les Maisons Paysannes de France ont pour leur part appris à ceux qui l’ont souhaité à fabriquer des briques en terre crue pour comprendre comment construire en terre. Fun Science et son professeur Maboul les ont familiarisé aux énergies renouvelables avec des expériences ludiques. Les ateliers Angolaines leur ont fait découvrir les teintures végétales et le fil dans tous ses états…

« Notre objectif était de les initier à la découverte des animaux de la montagne, reprend Jean-Luc. Tous les enfants n’ont pas tous vu un jour un blaireau ! Ni les adultes d’ailleurs. Nous avions à notre disposition un diaporama des animaux. Puis nous sommes passés aux empreintes que ces animaux laissent. Et enfin chacun a pu faire un moulage d’une des empreintes que nous avons sur le stand. Et repartir avec chez lui. Un bon souvenir. »

Lors des randonnées, en pleine nature, les accompagnateurs apprennent à leurs marcheurs à regarder la nature à livre ouvert. Faune et flore. Mais ils racontent aussi la culture et l’histoire du pays qu’ils connaissent. « Bien sûr, nous proposons d’observer les vautours fauves ou entendre le brame du cerf à l’automne.

Mendi Gaiak travaille dans le respect de la nature et des hommes

Mais nous organisons aussi des activités dans les fermes, à la découverte du pastoralisme. Tout ceci dans le respect de la nature et des hommes. Il n’est pas question de les déranger dans leurs activités. Nous ne nous approchons pas des animaux. Ce n’est pas le but de nos randonnées. Juste les observer si nous le pouvons. Avec les vautours c’est plus facile que le percnoptère ! »

Les traces que laissent les animaux apprennent aux hommes qui savent les lire leurs mœurs. Poils, empreintes, griffures sur les arbres ou excréments, elles les alertent sur leur présence ou leur absence. Les bouleversements que leurs écosystèmes subissent… Elles racontent tout simplement une histoire de la montagne que les marcheurs arpentent

Virginie Bhat


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