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Déchets marins : Surfrider remonte à la source


Samedi 24 Janvier 2015


Chaque jour, l'Adour charrie des dizaines de déchets, emballages alimentaires, bouteilles, sacs plastique... D'ou viennent-ils ? Pour répondre à cette question, Surfrider a lancé voilà un an un protocole scientifique. Nom de code : Riverine Input. Le but à terme : agir à la source du problème.




Jean-Baptiste Dussaussois, reponsable de Riverine Input au sein de Surfrider, et les bénévoles classent les déchets du jour ©V.B.
Jean-Baptiste Dussaussois, reponsable de Riverine Input au sein de Surfrider, et les bénévoles classent les déchets du jour ©V.B.
Sur les deux grandes tables, du plastique, toutes les formes possibles, sacs, boites, bouteilles, emballages, du bois... et une banane ! « Biodégradable la banane ? Oui si elle n'était pas emballée dans un petit sac plastique ! » remarque l'une des bénévoles qui le tient en mains. En ce jeudi soir du 22 janvier, le siège biarrot de Surfrider est allumé. Entre ses murs des jeunes gens, les mains gantées, trient des trophées peu ragoûtants. Ils ont été ramassés sur les berges de l'Adour à Anglet par l'association Mifen d'Urcuit.

Le bassin versant de l'Adour, 16 000 km2 et 319 km de la source à l'estuaire

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« Nous avons huit points de collecte sur le bassin versant de l'Adour, explique Jean-Baptiste Dussaussois, ingénieur en sciences de l'environnement qui pilote le programme Riverine Input lancé voilà plus d'un an et demi au sein de Surfrider. Entre la source du fleuve et son estuaire. Le premier sur la commune de Campan, puis Bours-Bazet en aval de Tarbes, un troisième avant Pau au niveau de la décharge, puis Cazères-sur-Adour, Dax, le port et enfin la partie nord de la plage de la Barre à Anglet. Sur ces huit points, nous réalisons une collecte des déchets retrouvés sur les berges chaque mois. »

Les déchets ramassés, ils sont passés au crible, classés, identifiés... selon un protocole scientifique mis en place. « Nous retrouvons principalement du plastique, un peu de polystyrène... Il y a là des médicaments, des emballages alimentaires et même des déchets médicaux ! D'ou viennnent-ils ? C'est justement ce que nous voulons déterminer. »

On le sait : les déchets marins ne sont pas tous lancés des bateaux qui sillonnent mers et océans. Bien au contraire : 80% d'entre eux proviennent de la terre ferme. Tous issus des activités humaines : décharges sauvages, stations d'épurations, industries, agriculture, particuliers... « Nous voulons remonter à leur source, non pas pour pointer du doigt les responsables, mais trouver avec eux des solutions » souligne le responsable de Reverine Input.

Pour l'heure, la récolte se fait sur les berges. Partie immergée de l'icerberg déchets. Mais Riverine Input a bien l'intention de plonger un peu plus loin son nez : « Nous allons installer des petits filets à la surface du fleuve pour prendre au piège les déchets qui ne s'échouent pas sur les berges et qui peuvent ainsi échapper à notre première récolte.  »

D'ici un mois, Riverine Input devrait livrer ses premières analyses sur les douze mois écoulés de données récoltées. Un bon début puisque le protocole scientifique s'étale sur trois ans.

Virginie Bhat


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1.Posté par Alain Untxia Babinfo le 25/01/2015 11:19
Et une de plus à la mer !
https://www.facebook.com/video.php?v=1753735598185026&set=vb.1725658094326110&type=2&theater

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