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Les animaux entre ciel et terres sauvages

Crime passionnel chez les lynx


Vendredi 23 Janvier 2015


En Castille où huit lynx ibériques ont été réintroduits, un mâle protecteur a tué un séducteur en maraude. Le lynx entend rester maître sur son territoire.




Le lynx ibérique, différent du lynx boréal qui subsiste en France, est le sujet d'un vaste plan de restauration en Espagne ©V.B.
Le lynx ibérique, différent du lynx boréal qui subsiste en France, est le sujet d'un vaste plan de restauration en Espagne ©V.B.
« Crime passionnel à Ciudad Real » titrent nos confrères du Diario Vasco, et ils n’ont pas tort. Même si le drame se déroule dans la petite communauté des lynx de Castille, dont huit exemplaires ont été réintroduits cet été dans la région de Ciudad Real. Ces animaux sauvages sont par nature territoriaux, et se partagent l’espace pour chasser (lapins et perdrix sont abondants dans le secteur) et fonder une famille. Kivu, jeune mâle fin et élégant, s’était installé en célibataire à Castellar de Santiago, tandis que Kaplan, gros costaud de 14 kilos, et sa compagne Kiowa, se posaient à Almuradial.

Le couple de lynx, Kaplan et Kiowa, attendrait-il un heureux évènement ?

Ces derniers jours, Kivu le séducteur, vint marauder du côté du couple Kaplan-Kiowa, ce qui déplut fort au mâle baraqué, lequel administra une monumentale peignée à son rival. Tellement monumentale que Kivi en mourut.

Pour les agents du ministère de l’Environnement qui chouchoutent les lynx, c’est la quatrième mauvaise nouvelle. Il ne reste plus que quatre lynx sur les huit réintroduits cet été. Kairos a été victime d’un piège létal, Kala est mort de maladie et Kenitra a connu une fin tragique : un chasseur mal voyant l’a confondu avec un renard et l’a abattu.

Au milieu de ces catastrophes en cascade, naît un motif d’espoir pour les fonctionnaires du « medioambiante » de Castille. Si Kaplan a été aussi agressif avec Kivu qui courtisait sa compagne, c’est peut-être parce que celle-ci est en attente de mettre bas. Dès lors, ils peuvent sérieusement caresser l’espoir d’un heureux évènement au printemps. Si cette attente se concrétise, le crime de Kaplan sera sûrement pardonné.

Daniel de Luz


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