xoriburu.info
Les animaux de nos villes et campagnes

Clonage : le lait britannique tourne à l'aigre


Mercredi 4 Août 2010


La Grande-Bretagne a dû regarder à deux fois le nuage de lait qu'elle a ajouté à son thé ces dernières jours. Le royaume a appris qu'une vache clonée paissait tranquillement dans sa verte campagne et que son éleveur vendait son lait. En toute discrétion jusqu'ici.




Dans son édition du 29 juillet dernier, le quotidien International Herald Tribune lançait un pavé dans le thé britannique. Le quotidien révélait qu'un fermier écossais vendrait du lait de vache née d'un clone. Sans information éclairée de ses consommateurs ni des autorités publiques. Hier, c'est de la viande de bœuf issu aussi d'un animal cloné que le Royaume-Uni a retrouvé dans son assiette.

Les clones ne paissent pas encore en France. Pour ce que l'on sait... (crédit photo : V.B.)
Les clones ne paissent pas encore en France. Pour ce que l'on sait... (crédit photo : V.B.)
Alertée par le témoignage du quotidien, l'agence de sécurité des aliments du Royaume-Uni (FSA) a mené une première enquête. Elle a remonté la piste des clones en Ecosse. De fil en aiguille, elle a répertorié huit bovins, deuxième génération d'une d'une vache clonée, race Holstein, aux Etats-Unis. Selon le Daily Telegraph, un fermier américain a demandé le clonage d'une de ses vaches.. Le clone devenue adulte a été inséminé et ses embryons ont été récoltés. Huit d'entre eux auraient été vendus à trois fermes écossaises.
Ces huit embryons ont donné naissance à quatre veaux et quatre génisses sur le sol d'Ecosse. Trois des veaux devenus boeufs ont été abattus entre 2009 et juillet 2010. La viande de deux d'entre eux est entrée dans la chaîne alimentaire. Sans plus de formalité.

Trois des génisses sont elles devenus laitières. Mais les premières investigations de la FSA ne permettent pas encore de confirmer ou infirmer le témoignage recueilli par le International Herald Tribune, à savoir l'introduction de leur lait dans les circuits commerciaux.. L'agence poursuit ses recherches. Elle a même élargi ces dernières à une probable progéniture de ces huit bovins. La troisième génération compterait déjà une centaine d'individus....

Les Etats-Unis ont autorisé la vente de viande et de lait d'animaux clonés en 2008. L'Union européenne joue encore la prudence. Elle n'a pas encore adopté de cadre spécifique aux produits issus de clonage. . Elle joue encore au coup par coup faute de consensus sur ce brulot. Pour autant elle devrait donner doit donner son aval avant toute commercialisation de ce type de nouveaux produits. Or la FSA a déclaré qu'elle n'avait pas été informée de quoi que se soit par les éleveurs écossais. Cependant pour que les sujets du Royaume gardent leur flegme, elle leur a fait savoir que la consommation de ces produits est sans danger, jusqu'à preuve du contraire.

Ester Gran


Dans la même rubrique :
< >

Mercredi 22 Mai 2019 - 10:30 Le Desman, animal secret des Pyrénées


Nouveau commentaire :
Twitter


On marche sur la tête !

Les crottins non grata à Mouriscot

Cette semaine, un nouvel panneau est apparu au lac Mouriscot. Ou plutôt une feuille de classeur à petits carreaux protégée des intempéries par une enveloppe plastique. L'auteur du petit mot y interpelle les promeneurs du lac : Vous ne verrez plus les chevaux se promener autour du lac.
En cause : les crottins des chevaux en balade ! Il semble en effet que des personnes se soient plaintes des dépôts chevalins. Des crottins que le Pôle Équestre de Biarritz nettoie deux fois par semaine, énonce la missive. L'auteur rappelle à juste titre que le crottin est biodégradable et bon pour la nature. Les jardiniers en herbe ou non l'utilisent pour leurs jardins... Le petit mot doux termine sur cette question qui taraude la société : "Vous préférez peut-être les pesticides ?" Décidément, ça chauffe à Mouriscot. En effet, depuis quelques semaines, les cyano-bactéries en troublent les eaux - à quelques encablures de là, ces bactéries ont aussi fleuri au lac Marion. Les pêcheurs, baigneurs et promeneurs sont avertis par la mairie de la commune : risque sanitaire, affichent des pancartes communales fichées ci et là. La baignade, la pêche, les activités nautiques sont interdites. Ainsi que tout contact avec l'eau. "Ne pas faire abreuver les animaux dans le lac" ajoutent-elles. On se demande comment les canards et autres oiseaux, poissons et invertébrés se débrouillent à survivre dans ces eaux polluées.

09/10/2019

La côte basque en images


La puce à l'oreille
11/08/2019

Article n°1314

On aurait bien ailé croire à une fake news, un montage vidéo, mais il va falloir se rendre à l'évidence l'info reprise par les média locaux n'est ni l'une ni l'autre. Un jeune pilotari croquant dans le cou d'un coq bien vivant pour le décapiter... Le jeune homme contacté par Mediabask « dit assumer son erreur et être conscient de son mauvais geste ». C'est Daniel Raposo, référent de la Fondation Brigitte Bardot Pyrénées-Atlantiques qui a levé le lièvre. La fondation doit porter plainte pour acte de cruauté sur animaux. Un acte passible de 30 000 euros d'amende et deux ans de prison.


Recherche


Inscription à la newsletter

Téléchargement