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Cistude à l'Uhabia : wanted


Mercredi 21 Décembre 2011


La loutre et la cistude d'Europe sont deux espèces protégées en France. Toutes deux aiment les eaux douces autour desquelles elles vivent. Mais celles de l'Uhabia les accueillent-elles ?




« Nous ne savons pas si le bassin versant de l’Uhabia abrite des loutres d’Europe et des cistudes d’Europe. Deux espèces protégées et qui dans certaines régions ont disparu, explique Carine Lebougre, chargée de mission du Syndicat mixte de l’Uhabia. Nous n’avons pas encore réalisé d’inventaire de la faune sauvage. Nous savons que la cistude d’Europe est présente sur la réserve naturelle régionale d’Errota Handia à Arcangues. Aussi lançons-nous un appel aux promeneurs : qu’ils nous contactent s’ils observent l’une ou l’autre des espèces autour de l’Uhabia. »

La cistude d’Europe est une petite tortue d'eau douce : vingt centimètres à peine. Un poids léger : moins d’un kilo le plus souvent. Sa carapace est lisse. Légèrement plate. De couleur sombre que des lignes ou des points jaunes illuminent. Sa tête, sa queue et ses pattes présentent les mêmes caractéristiques. Les femelles adultes sont souvent plus grosses que les mâles. Les premières ont les yeux jaunes, le second rouge orangé.

L’espèce fréquente les milieux humides de plaine : étangs, rivières, marais… C’est sous les eaux, dans la vase, qu’elle hivernera en hiver. Mais c’est sur la terre ferme que la femelle cherchera un nid. En été, après un accouplement aquatique au printemps. Elle pondra moins d’une petite dizaine d’œufs. Une fois, deux fois, voire trois fois suivant les régions ou elle vit.

La femelle creuse son nid avec ses pattes arrière, puis elle l’obstrue de terre une fois ses œufs déposés. Quatre-vingt dix jours après, les jeunes quittent leur nid, à l’automne ou au printemps suivant.

Jeune, elle est surtout carnivore : invertébrés aquatiques, insectes tombés dans l’eau, poissons morts ou blessés. Adulte, elle devient omnivore. La cistude d’Europe sait chasser à l’affût ses proies.

Espèce présente dans de nombreux pays européen, la cistude a connu bien des vicissitudes. Chassée dans certaines régions, elle a été mets de table jusqu’à la fin du XIXe siècle. Occise, elle possédait même certaines vertus médicinales. Amateur de poissons, elle a été dans la ligne de mire des pêcheurs, dans un temps passé. Une époque révolue. Mais elle affronte aujourd’hui d’autres menaces : réduction, fragmentation et dégradation de la qualité de ses habitats aquatiques et terrestres, ou encore concurrence de la tortue de Floride.

Ces tortues de Floride ont connu leur vogue : dans les aquariums des particuliers. Vendues toute jeunes et bien petites, ces tortues ont grandi plus qu’on ne l’avait dit à leurs acheteurs. Débordés par la taille de leurs tortues familières dans des aquariums riquiqui, ils n’ont rien trouvé de mieux que de les jeter dans les mares et rivières de France. Sans savoir le danger qu’elles représentaient pour les espèces locales.

La cistude d’Europe est protégée, en France et en Europe. Dans l’Hexagone, elle est présente dans onze régions, dont l’Aquitaine. L’espèce est le sujet d’un plan national d’action 2010-2014 pour remettre ses populations à flots. En Aquitaine, elle a été l’axe d’un programme d’étude et de conservation 2004-2008:/www.cistude-aquitaine.net//. C'est l'une des deux espèces indigènes de tortues d'eau douce présentes en France, rappelle ce dernier.

Ce n’est pas cet hiver donc que l’on pourra l’observer autour de l’Uhabia si la cistude fréquente ses eaux. Mais dès ce printemps. Elle adore se réchauffer au soleil sous lequel elle s’expose. Sur une pierre ou un tronc d’arbre. Alors chut ! Interdiction de la déranger. Signalez par contre sa présence au syndicat mixte de l’Uhabia.

Virginie Bhat


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