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Chien ou chats : les antibiotiques, c'est pas automatique


Lundi 8 Septembre 2014


Les autorités françaises font feu de tout bois pour diminuer la consommation d'antibiotiques. Après les humains et les animaux d'élevage, ce sont les chats et les chiens qu'elles prennent en ligne de mire. L'enjeu : l'antibiorésistence.




A lnstar des humains, les traitements anitbiotiques des chats et des chiens doivent être suivis à la lettre des prescriptions vétérinaires ©V.B.
A lnstar des humains, les traitements anitbiotiques des chats et des chiens doivent être suivis à la lettre des prescriptions vétérinaires ©V.B.
Rhumes, bronchites, infections urinaires... Virus et bactéries, les chats et les chiens connaissent aussi des problèmes de santé. Et parfois, leur état nécessite un traitement antibiotique. Antibiotiques que l'on pioche souvent dans l'arsenal de la pharmacie humaine. Parfois à tord et à raison : les antibiotiques ne luttent pas contre les virus mais les bactéries. Et à force d'en prendre, les bactéries que ces médicaments sont sensés détruire apprennent à y résister. Ce que les spécialistes appellent l'antibiorésistence.

Les antibiotiques pour nous non plus, c’est pas automatique

L'antibiorésistance est devenue un enjeu de santé publique tant chez les humains que les animaux. Ici et ailleurs. En France, en Europe et dans le monde. Et les autorités publiques concoctent des programmes d'information pour en limiter les dégâts. « Les antibiotiques c'est pas automatique » énonce une campagne régulièrement sur le petit écran. Destinée aux patients, elle rappelle donc que les antibiotiques combattent les bactéries, pas les virus. Et que les traitements prescrits par les médecins doivent être observés à la lettre. Haro aussi sur l'auto-prescription.

Cette fois-ci les autorités ont décidé d'étendre leur campagne aux 11 millions de chats et 7 millions de chiens. Ou plutôt leurs maitres qui veillent à leur destinée et leur santé. A l'instar des humains, les animaux qui ne respectent pas les prescriptions ou prennent des antibiotiques à tord et à travers développent leur propre antibiorésistance.

Parmi tous les animaux traités par antibiotiques, les chats et les chiens font certes pâle figure. Selon une étude de l'Anses, Agence nationale du médicament vétérinaire, près de 37 % du tonnage d’antibiotiques (781,94 tonnes) vendus était à destination des porcs en 2012, plus de 22 % est à destination de la volaille et plus de 21 % est à destination des bovins... et 2,1% des chiens et chats. Mais il n'y a pas deux poids deux mesures dans la lutte contre l'antibiorésistance. Elle concerne toutes les espèces. Et les autorités ont mis au point un plan « Ecoantibio » pour 2012-2017.

C'est ainsi que le ministère de l'Agriculture lance une campagne de sensibilisation du 15 au 26 septembre prochain. La campagne, « Les antibiotiques pour nous non plus, c’est pas automatique », se déclinera sur les radios et web-radios sous forme de spots d'une minute trente. Une minute trente pendant laquelle vétérinaires, propriétaires d'animaux familiers, anonymes ou mieux connus, pharmaciens prendront la parole. A l'instar du ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll.

La réalisation des spots a été confiée à Serprem Production et son studio Sepsonic Créations. Appelée « la minute info & prévention des animaux de compagnie », la série de dix spots a pour mission d'informer le grand public sur la santé des animaux familiers, le bon usage des antibiotiques et comment des gestes simples de prévention peuvent éloigner certaines maladies.

Pour s'assurer que la campagne soit entendue par tous, des affichettes et des brochures devraient être distribuées chez les vétérinaires, les pharmaciens, les expositions canines et félines...

Virginie Bhat


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