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Chevaux : la viande du Mexique bannie de l'Union européenne


Mercredi 21 Janvier 2015


Depuis une semaine, le 15 janvier dernier, la viande de cheval du Mexique est non grata dans tous les pays de l'Union européenne et en Suisse. Les associations de protection animale s'en réjouissent.




Le Mexique importe 100 000 chevaux des Etats-Unis pour les abattre et revendre leur viande à l'Union européenne ©V.B.
Le Mexique importe 100 000 chevaux des Etats-Unis pour les abattre et revendre leur viande à l'Union européenne ©V.B.
Depuis jeudi dernier, le 15 janvier, l'Union européenne a interdit l'importation de viande chevaline en provenance du Mexique sur son territoire. L'union a pris cette décision après différents contrôles de son Office alimentaire et vétérinaire outre-Atlantique. La raison : des problèmes sanitaires. « Les derniers audits réalisés par la Commission au Mexique ont confirmé l'existence de graves carences dans la capacité des autorités mexicaines à effectuer des contrôles fiables et, notamment, à attester l'absence de substances interdites par la directive 96/22/CE du Conseil (1) » a argumenté la Commission dans sa décision du 8 décembre dernier.

Il n'y a pas que les chevaux du Mexique maltraités

Les associations demandent que l'interdiction d'importation de viande chevaline s'étende au Canada, à l'Argentine et l'Uruguay où les conditions des chevaux sont effroyables ©V.B.
Les associations demandent que l'interdiction d'importation de viande chevaline s'étende au Canada, à l'Argentine et l'Uruguay où les conditions des chevaux sont effroyables ©V.B.
La décision européenne a remporté les applaudissements des associations de protection animale. Car au-delà de la question de substances dangereuses à la santé humaine, se cache une autre réalité : le calvaire des chevaux de l'autre côté de l'océan.

Les chevaux que le Mexique tue dans ses abattoirs arrivent par camions des Etats-Unis. Des centaines de kilomètres franchis dans des conditions souvent ignominieuses. De fait, les Etats-Unis ont interdit l'abattage de chevaux pour la consommation humaine sur leur territoire. Les maquignons les exportent donc vers le Mexique ou le Canada pour contourner la prohibition.

En 2012 et 2013, une coalition d'associations européennes de protection animale avait plongé dans l'enfer vécu par les chevaux sur le continent américain. Ses enquêteurs avait arpenté les Etats-Unis, le Canada, le Mexique, l'Argentine et l'Uruguay afin de constater les conditions dans lesquelles les chevaux terminaient leur course en viande. Edifiants : les standards de sécurité alimentaire requis par l'Union pour autoriser l'importation de cette viande chevaline sur son territoire étaient violés et les mauvais traitements nombreux. Et l'an dernier, elle avait présenté son rapport à la Commission européenne.

C'est la raison pour laquelle les associations ont montré leur satisfaction face à cette décision. Pour autant elles appellent l'Union à l'étendre au Canada, l'Argentine et l'Uruguay qui ne répondent pas plus que le Mexique aux normes européennes de production.

Reineke Hameleers, directeur de Eurogroup for Animals commente : « L'Uruguay n'a même pas de législation de bien-être animal qui s'applique. En Argentine, des chevaux volés entrent fréquemment dans la chaine de productiojn et au Canada, les chevaux sont engraissés dans des parcs d'engraissement dans des conditions épouvantables. La réalité dans ces pays pour les chevaux n'est pas différente qu'au Mexique et une action est nécessaire immédiatement. »

A lire aussi sur xoriburu.info Amériques : on achève aussi les chevaux


(1) Directive 96/22/CE du Conseil du 29 avril 1996 concernant l'interdiction d'utilisation de certaines substances à effet hormonal ou thyréostatique et des substances β-agonistes dans les spéculations animales et abrogeant les directives 81/602/CEE, 88/146/CEE et 88/299/CEE

Virginie Bhat


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