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Chevaux : coup de poing contre un trafic européen de viande


Samedi 25 Avril 2015


26 arrestations, 800 passeports de chevaux saisis, des médicaments vétérinaires, des puces électroniques, 200 chevaux sauvés de l'abattoir clandestin... C'est un vaste coup de filet que les polices européennes ont réussi hier, vendredi 24 avril. Au cœur du trafic : la viande de cheval.




Les autorités françaises estiment que 4700 chevaux auraient été indûment abattus pour entrer dans la chaîne alimentaire ©V.B.
Les autorités françaises estiment que 4700 chevaux auraient été indûment abattus pour entrer dans la chaîne alimentaire ©V.B.
Si elle en avait besoin, voilà qui va donner du grain à moudre à la campagne lancée par Brigitte Bardot sur les ondes contre l'hippophagie. Hier, vendredi 24 avril, les polices européennes ont démantelé un vaste réseau de trafic de viande de cheval. Coordonnée par Eurojust et dirigée par le bureau français, l'opération coup de poing a impliqué les autorités judiciaires et policières de sept pays européens : la France donc, la Belgique, l'Allemagne, l'Irlande, le Luxembourg, les Pays-Bas et le Royaume-Uni.

200 chevaux ont échappé au pire, que vont-ils devenir ?

Les autorités françaises estiment qu'entre 2010 et 2013 4700 chevaux impropres à la consommation humaine sont entrés dans la chaine alimentaire en Europe selon Eurojust. Plus de 400 passeports qui comportaient des anomalies ont été saisis en France seulement. Les documentaires vétérinaires auraient été falsifiés, supprimés ou modifiés.

Les chevaux seraient venus des quatre coins de l'Europe pour être abattus dans un ou plusieurs établissements situés autour de Marseille. Des chevaux qui n'auraient jamais dû finir leur vie ainsi : montés par des cavaliers, certains dans les sports équestres, ils ont pu recevoir des traitements vétérinaires qui les éloignent de la chaine alimentaire.

Le principal suspect serait un ressortissant belge qui sévissait de la Belgique. C'est d'ailleurs les autorités judiciaires belges qui ont lancé les premières investigations en novembre 2012. Un peu plus tard, en juillet 2013, le juge d'instruction du tribunal de grande instance de Marseille (pôle santé publique) ouvrait une seconde enquête. De fil en aiguille, les enquêteurs de deux pays ont dévidé la pelote qui avait tissé sa toile d'araignée jusqu'en Irlande ou le Royaume-Uni...

Quelque 200 chevaux ont échappé au pire. Ils seront très rapidement contrôlés par des services vétérinaires selon Eurojust. Reste à savoir quel avenir leur sera ensuite réservé...


Virginie Bhat


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