xoriburu.info
Les animaux de nos maisons

Chats, chiens, lapins, et s'ils partageaient leur hotte de Noël ?


Vendredi 13 Décembre 2013


Des calendriers de l’Avent, des coffrets cadeaux, des peluches, des plaids... Dans sa hotte, le Père Noël livre désormais des chiens, des chats, des lapins ! Nouvelles cibles de l’industrie des fêtes de fin d’année. Au Royaume-Uni, leurs maîtres seront prêts à dépenser près de 356 millions d’euros cette année selon un sondage de l’association britannique Rspca ! L'occasion d'appeler au partage...




Le Royaume-Uni serait prêt à dépenser 300 millions de livres pour ses animaux. Et si leurs maîtres partageaient leurs cadeaux avec les animaux de refuges appelle la Rspca ©V.B.
Le Royaume-Uni serait prêt à dépenser 300 millions de livres pour ses animaux. Et si leurs maîtres partageaient leurs cadeaux avec les animaux de refuges appelle la Rspca ©V.B.
Alors que Noël approche, la Société royale de protection des animaux, la Rspca, a décidé de se pencher sur la hotte promise aux animaux de compagnie britanniques. Elle a donc réalisé un sondage auprès de leurs maitres. Et ô surprise, sur les 867 d’entre eux qui y ont répondu, 91% allaient acheter un cadeau, qui à son chien, qui à son chat, son lapin.

Entre belle-mère et animal familier, il n'y a pas photo pour certains !

Mieux, plus de la moitié (51%) s’apprêtait à dépenser plus de 10 livres sterlings (11,87 €). Le tiers d’entre eux (31%) investirait entre 11 et 20£, 12% entre 21 et 50£ et 3% plus de 50£ (59,30€). La Rspca a alors extrapolé ces résultats à la population canine, féline... du Royaume Uni. Le royaume compte 18 millions de chiens, de chats et de lapins. C’est ainsi que le pays va dépenser quelque 356 millions d’euros (300 millions de livres) pour ses animaux familiers.

« Un quart de ces personnes a acheté un calendrier de l’avent, remarque l’association. Un animal de compagnie sur dix regardera à la télévision le discours de la Reine. La majorité des maîtres (53%) dépenseront plus pour leurs animaux que leurs collègues, 18% que pour leur belle-mère, 7% leur compagnon et 3% pour leur enfant. »

« C’est joli d’entendre qu’une grande majorité des propriétaires d’animaux de compagnie les considèrent comme des membres de leurs familles et qu’ils les intègrent réellement dans les festivités de Noël » commente Darren Parrish. Le responsable du refuge South Godstone de la Rspca dans le conté de Surrey sera lui-même une de ces propriétaires qui achètera des présents à ses deux chiens et deux chats.

La Rspca appelle à partager avec ses 4600 pensionnaires

Le sondage permet à la Rspca de rebondir : l’association appelle ainsi les amis des animaux à partager un peu de la joie des festivités avec ses 4600 animaux qui passeront Noël dans ses refuges. « Trois petites livres permettraient de nourrir un chien ou un chat de la Rscpa à Noël. Ou peut-être vous pourriez penser offrir un de nos pensionnaires une place dans votre famille. Qui sait, peut-être vous pourriez regarder le discours de la Reine avec lui l’an prochain. » poursuit Darren Parrish.

L’association est claire : un repas pour un de ses lapins coûte 2,15 livres, 2,85 pour un cheval, 1,10 pour un chien et 1,15 pour un chat. Et elle tient boutique en ligne de cadeaux pour les animaux familiers. Nul doute que tous les refuges d’ici et d’ailleurs pourraient appeler à la même générosité.

Virginie Bhat


Dans la même rubrique :
< >

Nouveau commentaire :
Twitter


Zoom

1 031 773 signatures contre les cages à poules

Une initiative citoyenne européenne lancée contre les cages en élevage a mobilisé jusqu'à ce jour plus d'un million de personnes. De quoi bientôt saisir l'Union européenne pour lui demander d'y mettre fin. Le Brexit menaçant, le Royaume Uni en a été écarté.

04/06/2019





Partager votre site



Recherche

La côte basque en images

La puce à l'oreille
30/05/2019

Coup de filet chez les pilleurs d'oiseaux

Les agents de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage ont réalisé un joli coup de filet les 2 et 4 avril derniers dans le Nord : 21 verdiers d'Europe, 18 chardonnerets élégants, 12 linottes mélodieuses 10 sizerins flammés, 20 tarins des aulnes, 23 pinsons des arbres, 3 pinsons du Nord et 4 moineaux domestiques. Les 112 passereaux sauvages avaient été placés sous les barreaux par des particuliers peu scrupuleux qui n'avaient rien trouvé mieux que se servir chez dame Nature pour satisfaire leur soif d'euros. Ces oiseaux sont de fait le sujet d'un trafic bien organisé qui ira les exhiber dans des concours de chant ou de beauté « qui se déroulent principalement en Belgique. Les oiseaux, même ceux nés et élevés en captivité - dont la réglementation est plus souple - se reproduisent très mal. Le taux de survie est médiocre : au maximum 4 à 5 ans. D’où un turn over important. Les oiseaux sauvages capturés en nature alimentent toute la filière », explique l'ONCFS. Le trafic est juteux : 70 euros pour un chardonneret capturé dans son milieu. Le collectionneur doublera, voire triplera, la mise pour l'oiseau blanchi, avec une fausse bague homologuée. « Certains croisements permettent d’obtenir des spécimens très recherchés pour la qualité de leur chant ou pour leurs mutations. Les oiseaux « mutés » sont revendus entre 400 et 600 euros pièce pour les mutations courantes, et jusqu'à 1000 euros pour les plus rares. » Et pendant ce temps, les populations déclinent, de 40 % au plan national pour le chardonneret, de 80 % pour les effectifs nicheurs de la linotte mélodieuse en Nord Pas-de-Calais sur la période 1995 à 2014.



On marche sur la tête !

Souffrance animale : la face dévoilée de la recherche agricole aux Etats-Unis

Des veaux malformés, des agneaux affamés, des porcelets écrasés par leurs mères difformes... outre-Atlantique, la recherche agricole est secouée par une vague de scandales où les animaux ont connu l'horreur.


Inscription à la newsletter

Téléchargement