xoriburu.info
Zooms

Castor ou ours polaire ?


Jeudi 3 Novembre 2011


Si l’ours polaire a conquis la sénatrice conservatrice Nicole C. Eaton au Canada, le castor n’est pas dans ses petits papiers. « C’est un rat, un gros rat » a-t-elle expliqué devant les medias canadiens. L’animal provoque des dégâts. « Ca ne parle pas de courage d’endurance ».




Le castor serait un has-been… C'est la raison pour laquelle la sénatrice conservatrice Nicole Eaton propose de troquer le castor contre l’ours polaire comme emblème national. C’est en 1975 que le Canada a adopté le rongeur comme tel. Les deux espèces ont un point commun dans leur histoire : leur vulnérabilité.

D’un côté, le castor en Amérique du Nord a failli disparaître, trop chassé au XIXe siècle. Mais des plans de conservation et de restauration de ses populations ont renversé la vapeur et selon l’Union mondiale pour la nature elles ont retrouvé aujourd’hui leur dynamique. D’ailleurs le castor peut être chassé au Canada où des permis spécifiques sont délivrés.

De l’autre, l’ours polaire est en difficulté parce que son espace vital, la banquise, disparaît. L’Union mondiale de la nature classe l’espèce en liste rouge, classe vulnérable. Sa population diminue. Des experts de l'IUCN ont lancé en octobre un cri d’alerte et appellent à sa sauvegarde.

Dans un communiqué publié le 20 octobre dernier, l’Uicn a précisé qu'une « étude prédit une réduction dramatique du nombre des ours polaires dans les 10 à 50 ans à venir en raison du réchauffement climatique ». Ces mammifères vivent dans des régions glaciaires au Canada, au Groenland, en Norvège, en Russie, et en Alaska. Ceux qui ont un accès continu à la mer peuvent chasser toute l'année. Cependant, dans des régions où la glace fond en été, ils sont obligés d'émigrer plusieurs mois par an sur la terre ferme, et vivre sur des réserves, en attendant que la glace se reforme.

« Le changement climatique va être l'une des principales causes de l'extinction des espèces au 21ème siècle", a déclaré pour sa part Simon Stuart, président de la commission pour la survie des espèces à l'IUCN. "Il faut que réduire notre utilisation d'énergies fossiles, et s'assurer que nos dirigeants prennent des engagements fermes pour la réduction des gaz à effet de serre », principale cause du réchauffement climatique.

Virginie Bhat


Dans la même rubrique :
< >

Vendredi 26 Juillet 2019 - 15:36 Le littoral basque voit rouge

Vendredi 21 Juin 2019 - 16:56 Abandons : We are the champions


Diapo à la Une

Zoom

Le littoral basque voit rouge

Les orages ont renvoyé aux oubliettes l'alerte canicule sur le Pays Basque et donné un coup de balai aux mauvaises particules de nos cieux. Conséquences : la qualité de l'air vire au vert et l'océan voit rouge sur la côte.

26/07/2019




Partager votre site





On marche sur la tête !

Les crottins non grata à Mouriscot

Cette semaine, un nouvel panneau est apparu au lac Mouriscot. Ou plutôt une feuille de classeur à petits carreaux protégée des intempéries par une enveloppe plastique. L'auteur du petit mot y interpelle les promeneurs du lac : Vous ne verrez plus les chevaux se promener autour du lac.
En cause : les crottins des chevaux en balade ! Il semble en effet que des personnes se soient plaintes des dépôts chevalins. Des crottins que le Pôle Équestre de Biarritz nettoie deux fois par semaine, énonce la missive. L'auteur rappelle à juste titre que le crottin est biodégradable et bon pour la nature. Les jardiniers en herbe ou non l'utilisent pour leurs jardins... Le petit mot doux termine sur cette question qui taraude la société : "Vous préférez peut-être les pesticides ?" Décidément, ça chauffe à Mouriscot. En effet, depuis quelques semaines, les cyano-bactéries en troublent les eaux - à quelques encablures de là, ces bactéries ont aussi fleuri au lac Marion. Les pêcheurs, baigneurs et promeneurs sont avertis par la mairie de la commune : risque sanitaire, affichent des pancartes communales fichées ci et là. La baignade, la pêche, les activités nautiques sont interdites. Ainsi que tout contact avec l'eau. "Ne pas faire abreuver les animaux dans le lac" ajoutent-elles. On se demande comment les canards et autres oiseaux, poissons et invertébrés se débrouillent à survivre dans ces eaux polluées.

09/10/2019

La côte basque en images

La puce à l'oreille
11/08/2019

Le coq n'était pas en pâte

On aurait bien ailé croire à une fake news, un montage vidéo, mais il va falloir se rendre à l'évidence l'info reprise par les média locaux n'est ni l'une ni l'autre. Un jeune pilotari croquant dans le cou d'un coq bien vivant pour le décapiter... Le jeune homme contacté par Mediabask « dit assumer son erreur et être conscient de son mauvais geste ». C'est Daniel Raposo, référent de la Fondation Brigitte Bardot Pyrénées-Atlantiques qui a levé le lièvre. La fondation doit porter plainte pour acte de cruauté sur animaux. Un acte passible de 30 000 euros d'amende et deux ans de prison.


Recherche

Inscription à la newsletter

Téléchargement