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Bouledogue anglais, mort au soleil


Mardi 15 Octobre 2013


Alors qu'il allait être embarqué dans la soute d'un avion AIr Berlin à Séville en juillet dernier, un bouledogue anglais aurait attendu plus d'une heure, enfermé dans sa cage de transport sur le tarmac. En plein soleil, sans eau. Nono n'échappera pas une mort horrible. Ce n'est qu'une fois descendu à Palma de Majorque son propriétaire l'apprendra... Il a saisi la justice qui examinait l'affaire aujourd'hui.




Sur le tarmac le bouledogue meurt sous la chaleur ©V.B. (photo illustration)
Sur le tarmac le bouledogue meurt sous la chaleur ©V.B. (photo illustration)
Le tribunal de Palma de Majorque (Espagne) devra déterminer le degré de responsabilité de la compagnie aérienne low cost « Air Berlin » dans la mort d’un bouledogue anglais qui devait voyager en soute. En fait, c’est à terre que le drame s’est noué. Enfermé dans la cage de transport, le chien aurait été exposé durant une heure au dur soleil du mois de juillet, sans eau, et serait mort de déshydratation. Si l’on en croit le propriétaire de l’animal, qui a donc porté plainte. La suite est franchement lamentable.

Cent euros pour la vie de son bouledogue !

La compagnie aérienne, après avoir un instant dissimulé le décès du chien, a remis le corps a son propriétaire, à l’arrivée à Palma, avec pour tout dédommagement un bon d’avoir de 100 euros sur un vol ultérieur. Un « geste commercial » quelque peu indécent, quand on sait que cette même compagnie s’est refusé à prendre en charge le transport du cadavre jusqu’au centre d’incinération.

Au-delà de la mort tragique de son animal de compagnie, la « mascota » comme l’on dit en Espagne, le propriétaire est courroucé par l’attitude d’Air Berlin. Il aurait en effet alerté sans effet les employés du danger qu’il y avait à laisser les animaux sans eau en plein soleil. Il est en plus outré de la façon quelque peu clandestine avec laquelle on lui a annoncé le décès de son chien, à l’écart des autres passagers et avec retard. C’est pour ces raisons qu’il réclame 2600 euros de dommages à la compagnie. Le tribunal commercial de Palma de Majorque devrait rendre son jugement prochainement.

La compagnie aérienne a laissé le chien une heure au soleil

Soutenu par l’entreprise Reclamador es., qui défend les usagers, le propriétaire du chien considère que la responsabilité de la compagnie est engagée. Il a en effet observé le même jour que d’autres aéronefs embarquaient normalement les animaux, en les protégeant du soleil avec une bâche et en ne les laissant pas plus de dix minutes dehors. Air Berlin a laissé le chien une heure et sans aucun paravent contre le puissant soleil. Quant au problème d’eau, un employé aurait rétorqué au propriétaire qu’il était interdit de mettre de l’eau dans les cages.

Normalement, un incident de transport se paye 1300 euros. En l’occurrence, le demandeur, appuyé par la Reclamador es., demande le double en raison de la faute avérée et du préjudice moral subi. Cependant, Francisco Javier Ramos, propriétaire de la mascota, y voit plus une question de morale qu’une affaire d’argent : « ils ont traité mon chien comme un objet, comme une valise, pas comme un être vivant ».

Daniel de Luz


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