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Eko-société

Bihartean, la chambre de commerce transfrontalière, est née


Mercredi 13 Octobre 2010


Aujourd'hui, à la Ficoba d'Irun, la CCI de Bayonne et la chambre de commerce du Gipuzkoa ont présenté leur bébé transfrontalier, Bihartean. Ce groupement européen d'intérêt économique aura la mission de développer les relations économiques entre leurs territoires respectifs.




De gauche à droite, Agustin Eizagirre, Pedro Esnaola, Jean-Marie Berckmans et Bernard Darretche ©xoriburu.info
De gauche à droite, Agustin Eizagirre, Pedro Esnaola, Jean-Marie Berckmans et Bernard Darretche ©xoriburu.info
Si les barrières aux frontières ont disparu d’un coup sur la Bidassoa, elles persistent encore dans les esprits d’une rive à l’autre. Le constat d’une enquête menée auprès de 900 entreprises du Gipuzkoa et 400 d’Ipparalde (Pays-Basque Nord) est sans appel : la moitié d’entre elles méconnaissent leur territoire voisin.

C’est à l’initiative des chambres de commerce de Bayonne-Pays Basque et du Gipuzkoa que ce sondage a été réalisé. Et c’est suite à ce sondage que les deux organismes ont créé une chambre de commerce transfrontalière. Elle s’appelle Bihartean. Elle a été présenté aujourd'hui à la Ficoba d'Irun par leurs responsables, Pedro Esnaola, président de la chambre de Commerce du Gipuzkoa et Agustin Eizagirre, son directeur général, Jean-Marie Berckmans, président de la CCI de Bayonne et Bernard Darretche, son directeur général.

Bi, deux en basque, bihar, demain et artean, entre. Bihartean est un GEIE, groupement européen d’intérêt économique. Son objectif : développer des projets économiques transfrontaliers et aider les entreprises du nord et du sud à prendre pied sur les deux territoires.

Les relations économiques d’une rive à l’autre ont toujours existé. Et quand dans le passé, l’histoire les ont empêchées, elles se sont faufilées dans la clandestinité.

Le sondage l’a révélé : 42% des entreprises interrogées par téléphone ou par mail ont déjà développé des liens commerciaux avec le territoire voisin. Plus finement, 23% en Ipparalde vendent en Gipuzkoa contre 34% en sens inverse. Mieux, 41% des sociétés du nord ont des fournisseurs au sud. Ce chiffre tombe au plus bas du sud au nord : 14% !

Ces relations transfrontalières ont aujourd’hui besoin d’un coup de pouce. L’Union européenne est d’ailleurs attentive à ces initiatives. Mais il existe des freins : la langue, les contrats de travail, les démarches administratives, les chiffres d’affaires prévisionnels peu attractifs, la difficulté de développer des réseaux commerciaux et la méconnaissance des marchés. Un atout quand même : lorsque les entreprises ont tissé des relations commerciales d’un territoire à un autre, elles attribuent une note de satisfaction de 3,8 sur 5 à leurs partenaires.

Bihartean interviendra dans les secteurs du commerce, de l’industrie et des services, de la formation et de l’innovation. Avec en tête à terme : être une tête de pont pour les marchés d’exportation. Le 14 septembre dernier, le GEIE a déjà œuvré au salon interrégional de l’industrie. Elle y représentait avant tout la sous-traitance du Gipuzkoa et d’Ipparalde.

Le 30 novembre prochain, à Saint-Sébastien, elle organise sa première manifestation à l’attention de ses entrepreneurs. Elle initiera des rencontres entre les chefs d’entreprise de 9h à 17h. Des chefs d’entreprise confrontés à des réalités économiques différentes d’une rive à l’autre, c’est aussi certain.




Ester Gran


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