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Bidart : safari dans une bouse de vache


Jeudi 18 Octobre 2012


Dans le cadre de la journée de l'Odyssée du flocon à la vague demain à Bidart, les écoliers circuleront d'un atelier pédagogique à un autre. Ils auront ainsi la chance d'entreprendre un safari. Un micro safari puisqu'ils vont découvrir les petits animaux qui nourrissent le sol et y favorisent la circulation de l'eau.




Grâce aux petits organismes du sol, une bouse de vache disparaît en quatre mois ©V.B
Grâce aux petits organismes du sol, une bouse de vache disparaît en quatre mois ©V.B
Demain, l’odyssée du flocon à la vague se pose une journée à Bidart. Le thème du jour : l’eau et l’Uhabia, problématiques d’un bassin versant. Si les organisateurs invitent les adultes à débattre du sujet en fin d’après-midi, les petits ne sont pas oubliés. Bien au contraire. Les écoles primaires du village, de Guétary, de St Jean de Luz ou de Bayonne seront accueillis à la Plaine scolaire bidartar pour des ateliers autour du sujet essentiel qu’est l’eau.


L'eau circule par les galeries souterraines creusées par le ver de terre

Parmi ces ateliers, un bien nommé « safari dans une bouse de vache ». Pas question de lions, d’éléphants, de gazelles ou de gnous. Mais plutôt de petites bêtes que le plus souvent nous ignorons. Le safari s’attellera à décrypter l’utilité des vers de terre et des insectes qui vivent dans le sol. Voire ceux tapis dans les bouses de vache alors que ces dernières sont tombées à terre.

« Nous expliquerons aux élèves ce qu’est le sol, explique Carine Lebougre, chargé de mission au Syndicat mixte de l’Uhabia. Avec un petit film d’illustration. Chaque année, des milliers de feuilles tombent au sol. Et pourtant, d’une année sur l’autre, le tapis a la même épaisseur. Pourquoi et comment ? »

Sans petites bêtes, point de décomposition. Chaque micro-organisme a son utilité dans le sol. Le ver de terre met à disposition des plantes de la nourriture. Il creuse des galeries souterraines qui permettent à l’eau de circuler dans la terre. « Une vache émet douze bouses par jour. Sans micro-organisme, ces bouses mettront quatre ans à disparaître. Avec, quatre mois. »

Les vers de terre et les insectes enrichissent le sol que nous nourrit

Et Carine Lebougre de citer cet exemple édifiant : « En leur temps, les Australiens ont importé des bovins européens. Or dans leur sol, il n’existait pas d’organismes vivants capables de décomposer leurs bouses. Les prairies sont devenues stériles. Il leur a fallu trouver des insectes spécifiques pour assurer cette tâche de décomposition. Le sol est la base de la vie. Les micro-organismes qui y vivent le nourrissent. »

Vers, champignons, insectes... la petite faune joue un rôle primordial à l’entretien d’un sol riche. Elle l’épure. Et elle y permet la circulation de l’eau. « Les petites bêtes du sol grouillent sous nos pieds, il faut préserver cette biodiversité autrement la terre devient stérile. Or la terre nous nourrit ! »

L’atelier expliquera aux éco-citoyens en herbe quelques gestes pour maintenir la petite faune en bon état : limiter les produits chimiques en agriculture ou même dans les jardins, favoriser le compostage à la maison...

Virginie Bhat


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