xoriburu.info
Les animaux entre ciel et terres sauvages

Bangkok : saisie exceptionnelle de tortues


Dimanche 13 Février 2011


Encore une fois, les autorités de l'aéroport international de Bangkok ont procédé à une saisie d'animaux sauvages que leur voyageur avait soigneusement cachés dans ses bagages. L'homme les avait achetés, sous le manteau, sur le grand marché de la ville, le Chatuchak Market. Un marché où le trafic d'espèces animales protégées sévit. Les animaux ont été confiés à des établissements spécialisés de la faune sauvage.




Dans les bagages , une tortue à éperon, l'une des tortues les rares ©Traffic
Dans les bagages , une tortue à éperon, l'une des tortues les rares ©Traffic
Certains week-end, plus de 200 000 personnes se pressent dans les allées du plus grand marché de Bangkok, le Chatuchak Market. Les chalands trouvent souvent leur bonheur parmi les 8000 échoppes qui se tiennent les unes à côté des autres. Tous les produits y sont présents, même les plus insolites. C’est ainsi qu’un homme de 34 ans y a rempli son panier avant de se rendre à l’aéroport international. Il devait s’envoler vers l’Indonésie dont il est originaire.

Le voyageur a passé la douane, trois valises noires l’accompagnaient. Alors qu’elles passaient sous les rayons, les agents de sécurité ont eu des doutes sur leur contenu. Quelle n’a pas été leur surprise lorsqu’ils les ont ouvertes. Les emplettes que le voyageur avait soigneusement rangées dans ses bagages étaient d’un genre particulier. Du genre animal en fait. Longue liste : 80 tortues étoilées d’Inde, 33 tortues Indotestudo elongata, 7 tortues étoilées de Madagascar, six tortues matama, quatre tortues chitra chitra d’Asie du sud-ouest, trois tortues d’Aldabra, une tortue au nez de cochon et même une tortue à éperon, une des tortues les plus rares au monde. Et ce n’est pas fini, des serpents, des lézards, des grenouilles, des araignées, des écureuils et un perroquet gris du Gabon !

Le voyageur a admis avoir acheté ces animaux sur le marché Chatuchak. Sous le manteau puisque ces espèces sont protégées et leur commerce international strictement réglementé, quand il n’est pas interdit. Il risque bien des poursuites judiciaires.

« De telles saisies révèlent que les lois sont quelque peu appliquées. Et on peut féliciter les autorités de l’aéroport, a commenté William Schaedla, directeur régional de l’association Traffic. Toutefois, on peut se poser la question comment le marché de Chatuchak, qui est situé juste au bas de la rue où sont les bureaux de la police de la nature et de la protection de la faune et flore sauvage, peut continuer ces ventes illégales en masse. »

Selon Traffic, Chatuchak Market est une plaque-tournante du trafic de certaines espèces les plus rares. Et en dépit de nombreux rapports aux autorités, ce commerce illégal se poursuit chaque week-end, ouvertement.

Un peu plus tôt cette semaine, ce sont huit tortues étoilées d’Inde qui ont été interceptées au centre de tri de Coventry en Angleterre. Elles avaient été envoyées par paquet aérien de Thaïlande.
Le voyageur avait méticuleusement rangé les animaux dans des caches ©Traffic
Le voyageur avait méticuleusement rangé les animaux dans des caches ©Traffic

Virginie Bhat


Dans la même rubrique :
< >

Jeudi 11 Juillet 2019 - 16:09 La huppe fasciée en goguette à Bibi


Nouveau commentaire :
Twitter


Diapo à la Une

Zoom

Le littoral basque voit rouge

Les orages ont renvoyé aux oubliettes l'alerte canicule sur le Pays Basque et donné un coup de balai aux mauvaises particules de nos cieux. Conséquences : la qualité de l'air vire au vert et l'océan voit rouge sur la côte.

26/07/2019




Partager votre site


On marche sur la tête !

Le coq n'était pas en pâte

On aurait bien aimé croire à une fake news, un montage vidéo, mais il va falloir se rendre à l'évidence l'info relayée par les média locaux vendredi ne serait ni l'une ni l'autre. Un jeune pilotari croquant dans le cou d'un coq bien vivant pour en arracher la tête... lors d'un repas de fêtes. Le jeune homme contacté par Mediabask « dit assumer son erreur et être conscient de son mauvais geste ». C'est Daniel Raposo, réprésentant de la Fondation Brigitte Bardot Pyrénées-Atlantiques qui a levé le lièvre. La fondation doit porter plainte pour acte de cruauté sur animaux. Un acte passible de 30 000 euros d'amende et deux ans de prison.



La puce à l'oreille
11/08/2019

Article n°1314

On aurait bien ailé croire à une fake news, un montage vidéo, mais il va falloir se rendre à l'évidence l'info reprise par les média locaux n'est ni l'une ni l'autre. Un jeune pilotari croquant dans le cou d'un coq bien vivant pour le décapiter... Le jeune homme contacté par Mediabask « dit assumer son erreur et être conscient de son mauvais geste ». C'est Daniel Raposo, référent de la Fondation Brigitte Bardot Pyrénées-Atlantiques qui a levé le lièvre. La fondation doit porter plainte pour acte de cruauté sur animaux. Un acte passible de 30 000 euros d'amende et deux ans de prison.


Recherche

La côte basque en images


Inscription à la newsletter

Téléchargement