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Les animaux entre ciel et terres sauvages

Baigura, rencontres au sommet


Lundi 7 Juillet 2014


Il y avait foule ce samedi 5 juillet au matin sur le sommet du Baigura alors que Hegalaldia s'apprêtait à relâcher une buse. Des parapentes dans les airs, des marcheurs sur les crêtes, des éleveurs regroupant leurs pottoks...




« Pour un peu ils m'auraient cassé l'animation ! » sourit Céline, directrice du centre de sauvegarde de la faune sauvage, Hegalaldia, installé à Ustaritz. Quelques instants plus tôt, un homme bâton à la main descendait de son véhicule et s'approchait du petit groupe qui la cernait et lançait : « Si vous voulez faire des images, on rassemble les pottoks. »

La buse a été blessé par une balle

En ce samedi 5 juillet au matin, Hegalaldia a invité qui le souhaitait à monter au sommet du Baigura. En petit train, tiré par un tracteur que la base de loisirs du Baigura a mis à disposition. Une base où s'est installé le centre de sauvegarde le temps d'une journée pour partir à la découverte des rapaces. Au programme, lâcher d'une buse le matin, d'un vautour l'après-midi, animations pour adultes et enfants tout au long de la journée. Et à 18 heures, un apéro-débat sur un sujet d'actualité : rapaces nécrophages : enjeux et perspectives de protection.

Haut dans les airs, une silhouette humaine immobile sous un parapente survole les vallées. Le tracteur monte allègrement le mont du Baigura, tractant deux wagons dans lesquels ont pris place les familles. De longues minutes plus tard, arrivée près du sommet. Il est temps de relâcher l'oiseau.

« Nous l'avons recueilli voilà plus de deux mois et demi, explique Céline. Il était blessé par balle... » Deux mois et demi de soins et d'attention qui ont permis au rapace de recouvrer ses forces. L'œil jaune aux aguets, le rapace, plus petit que le milan royal, attend son heure. Dans quelques instants, il ne demandera pas reste et reprendra le fil de son vol interrompu par une balle. Relâché par un enfant, le visage sérieux.

Les pottoks échappent au rassemblent

L'oiseau disparaît rapidement derrière une crête. Céline va expliquer à ses spectateurs qui sont les rapaces et la chaîne alimentaire qu'ils forment. C'est sur ces entrefaites que l'homme, un bâton à la main, s'approche et évoque le rassemblement des pottoks. Quelques chevaux en contre-bas.

Soudain, un autre groupe apparaît. Il file, crinière au vent, des mères suivies de leurs poulains. Certaines ont le ventre arrondi d'une prochaine naissance. Le petit groupe trotte et galope. Dirigé par les éleveurs en voiture, à pied et même à moto. Un chien qui la devance. Le troupeau échappe aux hommes et s'engouffre vers la vallée opposée. Un homme surgit, le mollet aussi dur que la montagne. Et lance une flopée d'injures à l'encontre des pottoks qui ont fait de la résistance.

Au loin sur une crête des marcheurs, sacs au dos et sourire au lèvres. La journée est belle ; elle ne fait que débuter pour Hegalaldia. Cet après-midi, un vautour soigné par le centre rejoindra les cieux du Baigura. « Tiens une buse ! Là en contre-bas, remarque un passager du petit train qui ramène son petit monde vers la base de loisirs. Et si c'était la nôtre... »

Virginie Bhat


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