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Les animaux entre ciel et terres sauvages

Arrivée étonnante d'un vautour moine à Hegalaldia


Vendredi 10 Octobre 2014


Voilà qu'hier un vautour moine s'est égaré dans le Béarn à Maucor. Alertée la brigade faune sauvage des pompiers de Pau est parvenue à récupérer l'oiseau et l'a confié aux bons soins de Hegalaldia. Un sauvetage surprenant : l'espèce est absente des Pyrénées.




Hegalaldia va retaper ce jeune vautour moine égaré en Béarn ©Hegalaldia
Hegalaldia va retaper ce jeune vautour moine égaré en Béarn ©Hegalaldia
C'est encore un gros poussin. Il en a le comportement à agiter ses ailes pour réclamer sa pitance. Nous le garderons à l'infirmerie jusqu'à dimanche. Il n'est pas blessé et manque juste un peu de poids. Nous le placerons en volière avec deux vautours fauves relativement calmes. » Le poussin qu'évoque Stephan Maury à Hegalaldia pèse quand même 5,527 kilos. C'est un vautour moine, un jeune de l'année, que la brigade faune sauvage des pompiers de Pau a récupéré à Maucor dans le Béarn. « La brigade est intervenue une première fois. Sans succès : il était trop volant. La seconde a été la bonne ! sourit Stephan qui connaît d'autant mieux ces pompiers qu'ils viennent se former au centre. Ils interviennent bénévolement sur la faune sauvage ! »

Les Pyrénées n'abritent pas de vautours moines

Plumage brun, le vautour moine va détonner parmi les vautours fauves. En fait, sa présence dans le Béarn est pour le moins surprenante : l'espèce ne fréquente pas les Pyrénées. Disparue des paysages français au début du siècle dernier, elle a redéployé ses ailes dans les Grands Causses suite à un plan de réintroduction né en 1988 sous l’impulsion de la Vultures Conservation Foundation (VCF). « Il doit venir d'Espagne » glisse Stephan. Poussé par les vents du sud qui ont soufflé ces derniers jours ? En tous les cas, l'oiseau trop jeune n'est pas parvenu à reprendre sa route.

« Le vautour moine est le sujet d'un plan d'actions national, poursuit Stephan. Nous avons aussitôt averti la Dreal Midi-Pyrénées. Nous allons le retaper en volière. Et le garder sans doute un à deux mois le temps que la LPO Grands Causses obtienne les autorisations nécessaires à sa prise en charge et son transport.  »

Une fois récupéré par la LPO, le vautour moine, le plus grand rapace d'Europe, rejoindra le programme de conservation de son espèce. Un programme qui a pour objectif la recolonisation par ce nécrophage de ses anciens territoires et la reconstitution de populations viables. Ses moyens : lâcher de jeunes oiseaux nés en captivité ou provenant des centre de soins.

L'avenir du gros poussin de Hegalaldia est tout tracé. Si tout va bien, il volera dans quelques mois au-dessus des Grands Causses ou des Baronnies. Et quand l'adulte qu'il sera devenu aura trouvé son partenaire, le nécrophage construira son nid dans un des arbres de sa région d'adoption.

Hegalaldia soigne deux vautours victimes d'empoisonnement

« C'est le 48e vautours que nous récupérons depuis deux mois et demi, précise Stephan. Beaucoup de jeunes immatures qui ont raté la sortie de leur nid. Toutefois, nous venons d'en accueillir deux victimes d'un empoisonnement. L'un sur Cambo, le second sur Hélette. Au vol d'oiseau les deux communes sont proches. »

Si l'un a bien répondu aux soins prodigués par l'équipe de Hegalaldia, le second est au plus mal. Le centre a prévenu l'Office national de la chasse et de la faune sauvage qui va mener son enquête sur ces deux empoisonnements. Acte volontaire ou accidentel ? Si l'un des vautours meurt, une autopsie sera pratiquée et permettra de déterminer quel type de poison l'a tué. « Parfois des brebis euthanasiées par un vétérinaire finissent sur des charniers sauvages au lieu d'être envoyées à l'équarrissage, pointe du doigt Stephan. Or les produits d'euthanasie sont toxiques... »

Virginie Bhat


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