Les animaux de nos maisons

Txakurrak en mal d'argent


Mercredi 23 Juillet 2014


L'association de protection animale Animaux Assistance Europe a demandé une revalorisation de la contribution financière des villes pour assurer la pérennité du service qu'elle assure entre la fourrière Txakurrak et son refuge à Bayonne. Joëlle Turcat la présidente s'en explique.




Joëlle Turcat, présidente du SIVU Txakurrak et de l'association Animaux Assistance Europe espère trouver une solution pérenne ©V.B.
Joëlle Turcat, présidente du SIVU Txakurrak et de l'association Animaux Assistance Europe espère trouver une solution pérenne ©V.B.
La hausse que nous demandons est motivée : notre facture d'eau a explosé. Nous devons utiliser 10 m3 d'au par jour pour la mini station d'épuration car la pente est en sens inversé ! Nous avions fait une demande pour utilisr de l'eau de l'Adour. Mais notre demande a été refusée. La facture d'électricité a augmenté elle aussi : nous avons dû passer d'un compteur de 30 à 60 watts égraine Joëlle Turcat qui espère bien trouver une solution pérenne pour que le refuge poursuive sa route.»

Animaux Assistance Europe a demandé une revalorisation de la contribution des villes

Les pensionnaires du refuges attendent leurs adoptants ©V.B.
Le 30 juin dernier, le syndicat intercommunal à vocation unique Txakurrak (1) réuni en assemblée générale a refusé l'augmentation de la participation financière des villes demandé par l'association Animal Assistance Europe pour assurer la gestion de la fourrière. Une participation financière calculée par habitant.

« Cette contribution n'avait pas bougé depuis des années. Nous avons demandé que de 1,25 euros par habitant elle passe à 1,80 euro pour rendre pérenne notre mission » poursuit Joëlle Turcat, présidente de l'association, qui pointe du doigt les difficultés financières que rencontre l'association : « nous avons dû demander en fin d'année dernière une avance de 62 000 euros à la banque qui l'a acceptée. Nous l'avons remboursée. Mais cette année, la question va se reposer. »

Les factures salées d'eau et d'électricité ne sont pas les seules raisons qui pousse la présidente de l'association à demander une telle revalorisation. Le site fait face à d'autres hausses de dépenses qu'il ne peut pas compresser : factures vétérinaires, alimentation animale, assurances...

Le nombre de chats a explosé et engendré une hausse des dépenses

"J'ai attendu dix ans ; je peux encore attendre dix jours" sourit la jeune femme qui joue avec Parka. La chienne, bonne bouille, se trémousse sous les caresses, la queue battante. La croisée berger australien trouvée sur la voie publique voilà quelques mois vient de croiser la route la jeune adoptante. Quelques jours encore - le temps d'une stérilisation - et Parka quittera définitivement les pensionnaires de Txakurrak pour rejoindre son nouveau foyer. Parka est l'un des 454 chiens que la fourrière Txakurrak a accueillis l'an dernier. Parmi eux 297 sont repartis chez eux, récupérés par leurs maîtres et 141 ont été transférés au refuge ©V.B.
"J'ai attendu dix ans ; je peux encore attendre dix jours" sourit la jeune femme qui joue avec Parka. La chienne, bonne bouille, se trémousse sous les caresses, la queue battante. La croisée berger australien trouvée sur la voie publique voilà quelques mois vient de croiser la route la jeune adoptante. Quelques jours encore - le temps d'une stérilisation - et Parka quittera définitivement les pensionnaires de Txakurrak pour rejoindre son nouveau foyer. Parka est l'un des 454 chiens que la fourrière Txakurrak a accueillis l'an dernier. Parmi eux 297 sont repartis chez eux, récupérés par leurs maîtres et 141 ont été transférés au refuge ©V.B.
Autre point noir : Txakurrak accueille bien plus de chats aujourd'hui qu'hier. L'an passé, la fourrière a accueilli 198 de ces petits félins errant sur la voie publique des villes et villages pour qui elle assure ce service d'utilité publique. Parmi lesquels 130 ont été transférés vers le refuge en vue de leur adoption. Une explosion là encore, reflet de l'évolution de la société où le chat a détrôné le chien comme animal de compagnie. Mais pas seulement, plus de villes et villages adhèrent désormais à Txakurrak.

Mais leur participation financière ne permet pas de couvrir la multiplication des frais engendrés par l'arrivée massive des chats. Outre les soins quotidiens et la nourriture qui ont subi la hausse du coût de la vie, « nous les testons FIV et FELV. Nous les stérilisons et les vaccinons, poursuit Joëlle Turcat. Les coûts vétérinaires ont augmenté. Et pour nous occuper d'eux chaque jour de l'année, nous avons dû engager deux personnes supplémentaires en contrat aidé. »

Mais avant même qu'une hausse soit effective, la pilule n'est pas passée à Arcangues qui a décidé de se retirer du SIVU. « Sa contribution serait passée de 4353 à 6269 euros. Je comprends bien... Mais je me demande comment la commune va pouvoir assurer ce service de fourrière ? »

« De l'autre côté de la route, c'est Tarnos et les Landes, lance Joëlle Turcat. La ville paie 2,93 euros par habitant pour ce même service de fourrière assuré par une association landaise. Nous devons trouver une solution entre l'association Animaux Assistance Europe et les communes pour poursuivre notre mission. Nous nous occupons des animaux, mais aussi des hommes et des femmes qui traversant de lourdes épreuves doivent se séparer de leurs animaux de compagnie ! »

(1) Le syndicat intercommunal à vocation unique Txakurrak a vu le jour en 2004 pour gérer la fourrière des communes adhérentes. Elle a passée une convention avec l'association de protection animale Animaux Assistance Europe pour que cette dernière assure ce service d'utilité publique. Association qui a gère aussi le refuge et une petite pension pour s'assurer de revenus complémentaires. Le site sur lequel fourrière, refuge et pension sont installés appartient à la communauté d'agglomération Côte basque Adour (ACbA).

Virginie Bhat




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