Les animaux de nos maisons

Sacrés chats !


Lundi 15 Avril 2013


Ces 13 et 14 avrils 2013, plus de 140 chats vêtus de leurs plus beaux atours concouraient lors d'une exposition internationale féline. La manifestation organisée par le club félin français, Amobs Star se déroulait sous un soleil d'été à la Ficoba d'Irun. Persan, scottish, mau égyptien, maine coon, peterbold... plus de vingt races se sont croisées. Sans sortir une griffe. Superbes !




« Nous en avons un aussi. Mais il a un nez, lui » s’exclame la mère de famille à Ignacio qui brosse délicatement le persan blanc installé à ses côtés. Un nez ! Il est laid alors ! lui rétorque l’éleveur installé à Oiartzun. L’un et l’autre s’esclaffent et poursuivent en castillan leurs boutades. « Quand ton chat viendra à disparaître, viens chez moi, tu en verras des vrais. » C’est vrai, le persan possède un nez court et large. Mais ce nez existe qui de profil s’aligne sur le front et le menton.

Plus de vingt races félines présentes

Les yeux félins de Moorzic encore plus énigmatiques sous les flashs ©V.B
Les yeux félins de Moorzic encore plus énigmatiques sous les flashs ©V.B
Hier au parc d’exposition de la Ficoba, l’exposition internationale féline bruissait délicatement. Une délicatesse que n’auraient pas désavouée ces chats de race qui concouraient, pour certains, depuis la veille. « Cette année, nous n’avons pas accueilli de chats de maison, explique Marie Giraud, mais une vingtaine de races félines. »

« Nous sommes allés chercher Moorzic en Russie, raconte Patricia alors que sur la table le jeune félin ne cherche qu'à jouer. Il a huit mois maintenant. C’est un Highland straight. C’est à dire qu’il a les oreilles droites. A poils longs. A côté c’est un scottish fold : ses oreilles sont couchés vers l’avant. Leur histoire remonte aux années 1960 en Ecosse lorsqu’un couple découvrit une chatte avec de telles oreilles dans une ferme. »

De fil en aiguille, de croisements en sélection, les anglo-saxons fixèrent ainsi une nouvelle race. « Mais attention, il ne faut jamais que les deux parents aient les oreilles couchés, mais que l’un d’eux présente ses oreilles droites. C’est pour éviter tout problème à leurs descendants. » A l’instar de nombreux éleveurs, Patricia a la parole facile. Heureuse de partager sa passion pour les sept félins qu’elle chouchoute chez elle.

Les juges, vigies des races félines, n'hésitent pas à prodiguer des conseils

Gio bientôt retrouvera son lavabo ©V.B
Gio bientôt retrouvera son lavabo ©V.B
« Quel numéro avez-vous ? » demande un peu plus loin une des responsables de l’exposition à une jeune femme. Elodie répond aussitôt. « J’ai deux chats à présenter. Si l’un pouvait ne pas suivre l’autre immédiatement... Je suis toute seule ! » La responsable hoche la tête et lance : « On trouve toujours des solutions ! » Elodie ne paraît pas fébrile. Elle l’est pourtant bien un peu.

Car ici si les éleveurs prennent plaisir à répondre aux questions des visiteurs ou s’entretenir avec leurs confrères, ils attendent aussi l’avis des juges à qui ils vont présenter leurs chats sacrés. Les uns et les autres courent les concours et les prix. Pour aller au bout de leur passion, certains se livrent à un véritable parcours du combattant. En France et en Europe. Parfois ils vont jusqu’à traverser l’Atlantique pour se frotter au système américain.

L’un après l’autre, elle sort de leur box respectif Happy Fawny et Guizmo, deux British shorthair. Le premier qui se plie avec volupté à la caresse du peigne s’enveloppe d’une robe lilas, le second chocolat. Je me suis lancée lorsque j’ai eu Christal aujourd’hui neutré. Les British sont très souvent bleus. Pour ma part, J’aime beaucoup la couleur lilas, explique la jeune femme, alors je tente d’aller vers ce sens. » Mais c’est Dame Nature qui souvent a son dernier mot. L’homme ne peut pas tout contrôler...

A quelques pas, trois tables. Trois juges. Autour, des chats dans les bras de leurs propriétaires. Certains d’un calme olympien. Les uns et les autres tendent une oreille aux propos des juges. Quand ce ne sont pas des conseils que ces derniers prodiguent. Qui sur un poil trop sec... Devant eux, défilent les félins qu’ils soupèsent et caressent. C’est à eux de vérifier les morphologies, d’écarter les défauts... A chaque chat nouveau, un coup de désinfectant. Principe de précaution. Soudain, des miaulements rauques éclatent deux allées plus loin. « A dix heures ce matin, elle est tombée en chaleurs ! morigène la femme qui caresse à calmer son animal.

Le Maine coon Hardcore sacré

Gaekic, royalement féline ©V.B
Gaekic, royalement féline ©V.B
« Il semble qu’ici les Maine coon ont moins la côte » relève un éleveur. Le public les trouve trop imposants ! Il est certain qu’à quelque dix kilos, les mâles peuvent en imposer. Des panthères en miniature ? Un faux air selon leurs propriétaires. Des pots de colle même qui ne décollent pas des semelles humaines. « Gio adore le lavabo qu’il ne quitte pas, raconte Annelise. Gio qui, son dernier Cacib étranger en poche, est devenu champion international samedi. Et d’expliquer : « ce sont des chats qui se développent lentement : ils deviennent adultes vers trois ans. »

Un peu plus loin, Elisabeth et Patrick sont venus présenter leurs deux seuls chats qu’ils possèdent : un mâle et une femelle. Gustave pour le premier, Gaelic pour la seconde. « Ils ont un poil très dense. Même sous les coussinets. La race est issue de l’Etat du Maine aux Etats-Unis ; il peut y faire froid ! » Le couple respire à plein poumons et l’exposition et le Pays Basque d’où il repartira ce soir pour la Gironde. « Ces montagnes... s’exclame Patrick qui se perd dans ses souvenirs d’enfant. Dans d’autres Pyrénées... Et d’ajouter : « Cette exposition est un plaisir : nous discutons avec tous, visiteurs et autres éleveurs ! » Histoires de chats mais pas seulement...

A côté de leur chatte Gaelic, royalement étendue dans sa cage de transport, un autre mâle qui ostensiblement tourne le dos à toute visite. « Hier il a déjà montré un peu de mauvaise humeur. Et aujourd’hui, je crains le pire ! » s’exclame son éleveuse. De dos, l’irascible félin ne ressemblerait-il pas au Maine coon qui lors de la 7e édition de cette exposition a primé entre tous ? Le Best Suprême, prix ultime s’appelera Hardcore.

Virginie Bhat




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