Sports

Pour toute retraite vers les prés, l'abattoir attendait les chevaux


Mardi 3 Septembre 2013


Ils promettaient à leurs propriétaires une fin heureuse dans les verts pâturages. C'est en fait à l'abattoir que ces chevaux ont été conduits. Après un petit détour en Belgique. Retour sur une nouvelle escroquerie.




Pour toute retraite vers les prés, l'abattoir attendait les chevaux
C’était une retraite heureuse qui leur était promise. Ce fut l’abattoir qui les attendit. Dans le nord de la France, un centre équestre et des propriétaires souhaitaient offrir une fin de carrière heureuse à leurs chevaux de selle. Or il semble que les maquignons à qui ils voulurent les confier pour une retraite paisible les auraient abusés. L’herbe verte, les chevaux blanchis sous le harnais ne l’auraient pas foulé. Les équidés auraient été dirigés vers la Belgique où leurs papiers d’identité ou de santé auraient été blanchis ou falsifiés. Pour être revendus à des abattoirs français.

L’un des propriétaires floués a déposé plainte auprès du tribunal de Charles Mézières contre un maquignon des Ardennes. Le parquet a ouvert une enquête.

La Belgique serait la plaque-tournante du trafic de chevaux

« Un réseau mafieux belge est parvenu à contourner frauduleusement notre réglementation sanitaire, a dénoncé la semaine dernière la Coordination rurale et la Fédération Nationale des Eleveurs Professionnels d’Equidés dans un communiqué. Des maquignons complices promettaient en effet aux propriétaires concernés une retraite paisible pour leurs animaux. Les animaux partaient ensuite en Belgique, leurs carnets de santé étaient alors falsifiés, puis ils revenaient en France pour y être abattus. Quelques abattoirs (Alès, Pézenas et Valenciennes) seraient concernés. »

Parallèlement, la semaine dernière, le parquet de Marseille annonçait qu’une enquête était ouverte sur un trafic du même genre. Si ce n’est que là ce ne sont pas les propriétaires des chevaux qui se sont manifestés. Le trafic présumé aurait tué 3000 chevaux ces trois dernières années. Là encore la filière passerait par la Belgique ; les chevaux provenant de Hollande, de Belgique et de France. Chevaux de de trait, de sport, de courses... Des irrégularités auraient été constatées sur les documents d’identification des chevaux présentés aux abattoirs. Souvent les chevaux pucés deux fois ! Une seconde puce permet d’établir de nouveaux papiers d’identité aux équidés et ainsi effacer toute trace de leur passé.

Le propriétaire peut exclure son cheval de la consommation humaine

« La quasi-totalité des chevaux dits « de selle » reçoit des traitements médicamenteux, qui excluent ces animaux des circuits de boucherie car ils peuvent présenter un risque toxique pour les consommateurs. La réglementation française en ce sens est très stricte.  »

Or ces traitements apparaissent sur le livret d’identification des animaux. Un feuillet « traitements médicamenteux » y est inséré. Un feuillet où le propriétaire du cheval peut certifier qu’il exclut son cheval de la consommation humaine (1). Une décision irrévocable, quel que soit le changement de propriétaire. Et l’animal peut à ce titre recevoir des médicaments qui rendrait sa viande impropre à cette dernière. Une raison de plus pour donner à ces chevaux une nouvelle virginité. En Belgique par exemple... ou ailleurs.



(1) Depuis le 1er juin 2011, le choix d’exclure, ou non, un équidé de la consommation humaine n’est plus mentionné sur la carte d’immatriculation, lors des changements de propriété. Seules les informations indiquées par le propriétaire et le vétérinaire traitant sur le feuillet « traitement médicamenteux » situé à la fin du livret d’identification de votre équidé font foi. Si vous souhaitez néanmoins que cette information, certifiée conforme par vous-même, soit enregistrée au SIRE, adressez-nous une copie certifiée conforme du feuillet traitement médicamenteux sur laquelle le nom de l’équidé et son numéro SIRE doivent figurer, expliquent les Haras nationaux sur leur site.

Virginie Bhat

Tags : Chevaux, Trafic



Dans la même rubrique :
< >

Mercredi 28 Janvier 2015 - 17:43 Coup de pub mal placé

Mardi 2 Décembre 2014 - 18:16 Trafic de chevaux : coupable !



Zoom

Que faire en cas d'échouage de phoques ou d'oiseaux marins ?

La tempête pointe son nez. Les vents et la houle pourraient malmener certains oiseaux ou jeunes phoques. S'ils venaient à échouer sur les plages, des spécialistes sont là qui aideront à leur porter secours.

06/02/2016


A télécharger : Sur les chemins du Pays Basque


Vos photos

Indice de la qualité de l'air à Bayonne


Partager votre site


xoriburu.info : Faut-il cesser de tuer les animaux pour se nourrir ?: Quelle agriculture dans mon panier... https://t.co/JUOeGjSjGr https://t.co/3NWmfvy78U
Samedi 5 Novembre - 09:16
xoriburu.info : Le Jardin public est tombé sur un os: Des toiles d'arraignées, des squelettes à deviser... https://t.co/qf8hemZbBt https://t.co/7krcUAiyDj
Mardi 1 Novembre - 09:16
xoriburu.info : Au chaud les Moineaux: La chaleur tient en tenaille Biarritz et la côte basque. Les... https://t.co/mV5HRJzxIe https://t.co/3AyvSfQIXg
Mercredi 17 Août - 10:14
xoriburu.info : Des hirondelles survolent le lac Mouriscot: Chaque année, en avril, une colonie... https://t.co/XrxEkROmvw https://t.co/RUoCsVUAB4
Lundi 11 Avril - 10:16





On marche sur la tête !

Souffrance animale : la face dévoilée de la recherche agricole aux Etats-Unis

Des veaux malformés, des agneaux affamés, des porcelets écrasés par leurs mères difformes... outre-Atlantique, la recherche agricole est secouée par une vague de scandales où les animaux ont connu l'horreur.


Inscription à la newsletter

Recherche

Téléchargement

Nos diapos ou vidéos
29/03/2016 | 914 vues
00000  (0 vote) | 0 Commentaire
1 sur 90



cookieassistant.com