Les animaux de nos villes et campagnes

Pays Basque : comment préserver les animaux de la route


Vendredi 27 Juin 2014


Le 2 juillet prochain Hegalaldia et le Cpie Littoral basque organisent une sortie à Ustaritz. Une sortie intitulée Stop impact : préservons ensemble la faune sauvage. Au cœur de cette balade : l'impact justement de la circulation routière sur les animaux.




Ecureuils, hérissons, crapauds, grenouilles, chouettes... Les espèces animales sauvages paient un lourd tribut à la route ©V.B.
Ecureuils, hérissons, crapauds, grenouilles, chouettes... Les espèces animales sauvages paient un lourd tribut à la route ©V.B.
La loutre n'aime pas passer sous certains ponts qui ont les pieds dans ses cours d'eau. Des ouvrages qui ont cassé la continuité des berges. En sus un effet entonnoir : l'ouvrage rétrécit le le cours d'eau dont le débit s'accélère. Ou effet tunnel : l'obscurité règne et le tirant d'eau est bas. Les loutres rebutées, aussi à l'aise dans l'eau que sur la terre, préfèreront alors remonter sur les routes pour les traverser. Coup de pot : aucune voiture ne passe à ces moments-là. Manque de chance : un véhicule la percute.

Une sortie au cœur des corridors biologiques à Ustaritz

« Il existe des systèmes très simples pour éviter cette mortalité routière, avance Céline, directrice de l'association Hegalaldia. Il suffit de quelques aménagements sous ces ouvrages qui inciteront les loutres à les emprunter, les pieds au sec. » Banquettes en béton, passerelles en bois.. qui reconstituent artificiellement en fait la continuité des berges perdues. « Nous avons recueilli une loutre écrasée au niveau des pattes arrière, poursuit Céline. Une seule pourrait-on dire. Mais une seule c'est déjà beaucoup sur notre territoire où elle avait quasiment disparu. D'autant plus si cette loutre est un mâle : un mâle a plusieurs femelles. En son absence elles ne se reproduiront pas. »

Les routes tuent les animaux sauvages. Des grands et des petits. Des oiseaux et des batraciens. « Les Pyrénées-Atlantiques abritent une importante biodiversité, relève Céline. Et les collisions sont importantes. Beaucoup de routes traversent les forêts et les bosquets et les merles et les chouettes en sont les premières victimes. L'urbanisation a gagné sur les zones humides et les axes routiers ont coupé les corridors biologiques. Des axes routiers que les batraciens doivent souvent traverser pour gagner leurs lieux de ponte et se font alors écraser. » Ne parlons pas des hérissons qui contrairement à ce que l'on pourrait croire vivent sur une vaste territoire.

C'es justement pour parler de ces collisions mortelles que mercredi prochain, le 2 juillet, Hegalaldia organise une sortie nature avec le Cpie Littoral basque : « Stop impact : préservons ensemble la faune sauvage ». « Elle se déroulera à Ustaritz. Nous amènerons les participants sur le terrain et emprunterons certains corridors écologiques qu'utilise la faune sauvage pour se déplacer, et en particulier la loutre. »

Stop impact, des actions pour limiter la mortalité routière

Hegaladia est au cœur de la question parce que le centre recueille et soigne des animaux sauvages, blessés de la route. Et pour alerter ses concitoyens, les autorités publiques et les acteurs professionnels, l'équipe a décidé d'identifier et de cartographier les principaux points noirs pour la faune sauvage sur les Pyrénées-Atlantiques.

« Ce projet demande du temps et des moyens, remarque Céline. Or nous en manquons. Jusqu'à présent ce sont des étudiants en master ou autre, en stage chez nous qui ont mené des études. Des particuliers nous signalent aussi des points particulièrement meurtriers sur les routes. Nous avons identifié déjà trois points névralgiques. Mais nous devons aller au-délà... »

Les études compilées, le projet Stop Impact veut proposer des solutions aux collectivités locales concernées pour que ces points noirs passent au vert. Car des solutions existent tant pour les projets routiers que les axes déjà aménagés : crapauducs ou autres écoducs...

Le crapauduc est encore dans les cartons

Voilà deux ans, des bénévoles de Hegalaldia avaient déjà entamé une étude le long de la départementale 918 sur la commune de Saint Jean Pied de Port. Là, les crapauds au cours de leur migration à la saison de reproduction payaient un lourd tribut à la route qu'ils devaient traverser pour rejoindre la rivière. L'objectif du chantier était de connaître les effectifs de batraciens concernés afin de proposer un crapauduc définitif.

L'étude n'a pas été à la hauteur des espérances car justement cette année-là les crapauds ont été victimes de maladies ! Mais ce passage est l'un des trois points noirs jusqu'à présent répertoriés par le centre. « Il est possible de l'aménager à moindre frais, explique Céline. Des buses d'évacuation des eaux existent déjà sous cette route. Pour autant elles sont trop abruptes et les crapauds qui s'y risqueraient s'écrasent à leur sortie. Des aménagements permettraient de freiner leur chute... »

Reste que le crapauduc est resté à l'état de projet. Faute de moyens. Le centre est toujours sur le pont, sollicité par sa vocation première, le sauvetage des espèces protégées. Mais il espère bien un jour reprendre le flambeau. En attendant, l'équipe initie des actions de sensibilisation auprès du grand public. Rien ne vaut alors une sortie sur le terrain !

Virginie Bhat




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1.Posté par bergouts marie claude le 09/11/2014 11:30
j aimerai avoir des nouvelles d'une petite chouette chevêche que j ai dirigé vers vous pendant l'été, et qui semblait être tombé du nid . nous l'avions trouvée au bord d'une route entre le village de Labéjan et Masseube dans le Gers.
merci de faire suivre si je ne suis pas sur le bon site.
merci encore d exister, pour tous nos amis de la nature...

Marie claude Bergouts

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