Eko-société

Le marché fermier aux fêtes de Bibi


Mercredi 1 Mai 2013


Trois chevrettes, une brebis et son agneau... En ce joli jour de muguet, les cinq ovins sont venus à la rencontre des fêtes de Bibi à Biarritz. Les animaux ont participé au marché de producteurs locaux et agriculteurs du Pays Basque label Idoki. Un marché de Bibi organisé en partenariat avec Euskal Herriko Laborantza Ganbara.




La brebis et son agneau sont venus porter la bonne parole du marché local et fermier ©V.B
La brebis et son agneau sont venus porter la bonne parole du marché local et fermier ©V.B
Imperturbables au brouhaha de la place Pradier, les deux biquettes mâchonnent le même brin de paille. Qui le remportera ? La passante qui s’est arrêtée devant l’enclos paillée s’en amuse. Les chevrettes sont venues aux fêtes de Bibi porter la bonne parole de leur ferme du Brukiza. A leurs côtés, une brebis et son agneau.


Le marché de Bibi placé sous le label agriculture paysanne

Les producteurs s'investissent dans les circuits courts et donc la vente directe ©V.B
Les producteurs s'investissent dans les circuits courts et donc la vente directe ©V.B
Leurs éleveurs installés sur le canton de Bidache ont consacré leurs terres à l’agriculture biologique. Adhérents de BLE, l’association des producteurs bios du Pays basque, ils ont un troupeau de quelques 130 chèvres alpines dont ils transforment le lait en buche, crottin, tomme, vaisselle ou fromage blanc. « Nous avons aussi une production de kiwis que nous amenons aussi vers le bio. Mais il faut trois ans pour reconvertir les terres » explique l’éleveur.

En ce joli jour de muguet, les fêtes de Bibi ont accueilli, rue Harispe, un marché de producteurs locaux et agriculteurs du Pays Basque label Idoki, en partenariat avec Euskal Herriko Laborantza Ganbara. Confitures, jus de pommes, fromages de brebis, légumes... De quoi remplir un panier complet et s'enquérir auprès de ces producteurs basques de leur mode de production dans leurs fermes et cultures.

« J’ai environ 7000 mètres carrés de terres dont 4000 consacrées à la culture des plantes aromatiques. Le reste est occupé par les arbres... explique ainsi Aïtor installé à Alnaux. Pour les plantes sauvages, je vais jusqu’en Navarre les cueillir. Sur son étal des pochettes de papier brun soigneusement rangées. Sauge, Ail des ours... cet ail sauvage que l’homme va cueillir dans des coins secrets. « Cette plante aime les sous-bois humides » répond-il à une dame qui lors de ses balades sur le sentier du littoral en a observées.


Les producteurs fermiers d'Idoki quitteront Bibi en début d'après-midi

Fromages, légumes, œufs... De quoi remplir son panier de produits locaux et fermiers ©V.B
Fromages, légumes, œufs... De quoi remplir son panier de produits locaux et fermiers ©V.B
Un peu plus loin, ce sont des fromages, ardi gasna qui s’étalent sur la table. « Nous avons un troupeau de 200 brebis environ, raconte l’éleveuse dont l’époux a repris la ferme familiale aux Aldudes. Des manech qui en été partent en estive. Dans les Hautes-Pyrénées pour trois mois. » Ni le berger ni les brebis ne prennent la route à pied. Mais en camion. Pourquoi aller si loin ? Question de terres disponibles dans les alpages basques...

« A l’apéritif, beaucoup sont venus s’approvisionner en jambon, sourit cet éleveur de porcs basques qui couteau en main coupe les cinq tranches demandées par sa cliente. Dans sa ferme qui mène aussi un troupeau de brebis, une cinquantaine de porcs basques.

L’exploitation les achète à l’âge de trois mois auprès d’un naisseur. Jusqu’à quinze mois, les animaux y vivront en liberté. Avant de partir pour l’abattoir de Saint-Jean Pied de Port. La filière courte est privilégiée. Puis, dans leur atelier installé à Banka, les éleveurs élaboreront jambons, pâtés....

L’après-midi se dessine à Bibi. Les producteurs fermiers vont remballer les dernières marchandises. Les trois chevrettes, la brebis et son agneau vont regagner leur exploitation après cette escapade citadine. Sur la place Pradier, les géants ne vont pas tarder.

Virginie Bhat




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